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La mission vient d’être prolongée de deux ans par une décision officielle de l’Agence spatiale américaine. Bien qu’annoncé depuis l’an dernier par les responsables européens, cette décision de la NASA n’a été confirmée que mardi dernier.
Il est difficile d’imaginer que la sonde Cassini a été lancée depuis la Terre il y a plus de dix ans et pourtant, depuis novembre 1997, l’année de son tir, Cassini se porte comme un charme et repart en fanfare. Après quatre années de minutieuses observations, voici donc que le vaisseau va se lancer pour deux années supplémentaires d’exploration du système de Saturne et de ses lunes. Une mission que l’on pourrait comparer à ce que fut Galileo en son temps lorsqu’elle observa Jupiter et ses lunes intérieures. Pour sa part, Cassini a décelé de la vapeur d’eau et des molécules organiques sur Encelade. De plus, on envisage sérieusement la présence d’un océan d’eau liquide sous la surface de Titan, la plus importante des lunes de Saturne. Compte tenu des données recueillies, les chercheurs estiment qu’ils existeraient de nombreux parallèles entre Titan et la Terre avant que la vie n’apparaisse. Concernant le relief, les scientifiques estiment possible la présence de Volcans sur cette lune glacée. Enfin, vers la fin 2007, Cassini a renvoyé une série impressionnante de photos de Japet notamment de sa chaîne de montagne située à l’équateur.
Les nouveaux objectifs
Malgré quelques incidents mineurs sur trois de ses instruments scientifiques, la sonde se comporte parfaitement et elle se voit donc assigné plusieurs objectifs. Ce nouveau programme comporte soixante orbites autour de la planète aux anneaux avec pas moins de vingt-six survols de Titan, sept d’Encelade, un pour Dione, Rhéa et Helene. Bien entendu, l’étude de Saturne et de ses anneaux figure également au programme de cette extension de mission.
Et après ? Qu’adviendra-t-il de cette sonde qui a largué un module dans l’atmosphère de Titan voici trois ans ? Plusieurs options sont envisagées mais rien n’est encore arrêté pour l’heure. Ainsi, selon un article du site www.space.com, Robert Mitchell manager du programme de la mission confiait en novembre les différentes possibilités pour la « mort » de la sonde. Il serait ainsi envisageable d’orienter la sonde pour qu’elle s’échappe de Saturne et vienne impacter Jupiter. On envisage également de l’expédier vers la Ceinture de Kuyper pour qu’elle observe l’un de ses corps. Quoi qu’il en soit, les deux prochaines années s’annoncent passionnantes pour les chercheurs.
Antoine Meunier
Sources : http://www.space.com/businesstechnology/061108_cassini_fate.html / www.nasa.gov / NASA/JPL/JHUAPL
Photos : NASA/JPL/JHUAPL / NASA
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Encore un peu tôt pour en parler mais après tout pourquoi ne pas s’offrir cette part de rêve qui fait cruellement défaut à l’heure ou nos politiques parlent de suppression des 35 heures ou encore des caisses de l’Etat qui sont vides. Si tout va bien, en 2012, EADS Astrium devrait procéder au premier vol suborbital de son avion-fusée.
Imaginez nous sommes en 2014, vous êtes confortablement installés dans un hamac rigide à bord d’un appareil aux allures de jet d’affaires pouvant accueillir quatre passagers et un pilote. Ce dernier vous annonce calmement que nous allons décoller, vous êtes calmes et détendus. Dehors, le ciel tunisien du spatioport de Tozeur est parfaitement dégagé et une brise matinale accompagne cet avion pas comme les autres. Arrivés à 12 000 mètres d’altitude, le pilote vous annonce que nous avons le feu vert pour enclencher le moteur-fusée. Pendant 120 secondes, l’avion va suivre une trajectoire parabolique et devrait normalement atteindre une altitude supérieure à 100 kilomètres. Vous allez vivre un rêve unique : franchir l’atmosphère terrestre et connaître trois minutes d’apesanteur. Cela a un prix : 200 000 dollars, vous êtes un privilégié et vous le savez mais vous ouvrez la voix au plus grand nombre. Mais d’autres avant vous ont payé cent fois plus cher pour passer une semaine à bord de la Station Spatiale Internationale (ISS). Pour vous, il s’agit ici d’une expérience ultime, si l’accélération d’environ 3 G est assez forte, vous la supportez plutôt bien comme vos trois compagnons grâce à vos hamacs qui sont en position verticale du fait de l’accélération de l’avion qui atteint Mach 3,5, soit trois fois et demie la vitesse du son.
Bienvenue dans le cercle
Et puis soudain ça y est, l’avion arrive au sommet de sa courbe. Le pilote annonce, « Vous pouvez détachez vos ceintures pour trois minutes et profitez de la vue… » Et là, vous restez sans voix… Le spectacle qui s’offre sous vos yeux vous procure un émerveillement inégalé auparavant en découvrant le bleu de notre planète. Vous êtes au-dessus de la Terre en zéro G. Vous entrez à présent dans le Cercle des privilégiés qui ont eu accès à l’espace. Dans quelques années, peut-être, d’autres payeront moins cher que vous leur billet. Peut-être même que les vols suborbitaux se généraliseront pour Monsieur Dupont-Durand dans le courant du siècle qui sait ?
Mais vous vous préparez à boucler votre ceinture car la pilote vient d’indiquer que l’avion arrivait en fin de courbe. Lentement, la décélération se fait sentir. Vous êtes toujours installés dans votre hamac et regardez les indications sur l’écran positionné dans le dos du pilote. L’altitude décroît rapidement et l’avion, n’arrivant pas suffisamment vite dans l’atmosphère, ne souffre pas du frottement de l’air sur ses parois. Et subitement, ce qui était un vaisseau spatial redevient un avion aux ailes très longues. La vitesse se calme et l’appareil redescend tranquillement pour aller se poser sur la piste de Tozeur. Lorsque vous sortez de l’avion, encore un peu étourdi quand même par les G, vous affichez un magnifique sourire de circonstance. Tout le monde ne peut pas encore s’offrir un tel voyage qui comporte encore des risques mais quelle expérience ! Votre regard se porte naturellement vers le ciel, tout comme celui de vos trois compagnons, et vous vous dîtes que nous ne sommes pas tous astronautes. Simplement des privilégiés qui ont réalisé le plus extraordinaire des rêves. Dommage simplement qu’il fut si court…
Antoine Meunier
Photos : Antoine Meunier (2007)
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