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C’est donc parti pour une dernière visite. La navette Atlantis a parfaitement décollé depuis le centre spatial Kennedy (KSC) en Floride à 20h01 (heure française) avec pour objectif le télescope spatial Hubble, en orbite à 560 kilomètres d’altitude.
Cette mission de maintenance du HST ferait presque oublier que deux navettes spatiales attendaient sur le pas de tir de Cap Kennedy. Il y avait bien sur Atlantis, qui va rallier Hubble et le remettre à neuf pour lui permettre de rester à poste, en théorie pour une durée de vie supplémentaire d’environ cinq ans, et il y avait Endeavour. Le second orbiteur se tient en effet prêt à venir en aide à l’équipage du premier si un problème survenait. Quatre astronautes composent cet équipage de réserve qui se tient prêt à être lancé dans la semaine (le temps de changer STS-400 de pas de tir pour le positionner sur le PAD 39 A) pour cette éventuelle mission de sauvetage. Commandé par Chris Ferguson, cet équipage a volé durant la mission STS-126. Dans l’hypothèse ou le second orbiteur devrait intervenir, les deux navettes viendraient se positionner dos à dos, en utilisant le bras robot, et l’équipage d’Atlantis évacuerait ensuite vers Endeavour en trois temps. On se retrouverait donc avec onze personnes dans le même astronef.
Déjà en 1973
Une situation inédite ? Pas tout à fait car il y a trente-six ans, un plan du même ordre fut mis au point pour ramener l’équipage de Skylab 3 qui connut de sérieux problèmes avec le vaisseau Apollo. On songea donc à envoyer un vaisseau capable d’accueillir cinq personnes. Ce plan ne fut finalement pas utilisé. Tout est donc mis œuvre pour assurer la sécurité des astronautes qui évolue sur une orbite plus importante que celle de l’ISS. Ces derniers vont consacrer les dix jours de la mission à cinq sorties dans l’espace qui comportent, entre autres, le remplacement de gyroscopes, l’installation de nouveaux instruments (cf. LCS N°150) scientifiques pour étendre les capacités du télescope, ou encore, la mise en place de protections thermiques. Le dernier rendez-vous avec le télescope spatial Hubble, en orbite depuis 1990, et une navette aura lieu mercredi.
Antoine Meunier
Photos et sources : NASA
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© La Chronique Spatiale (2009)
L’Agence spatiale américaine serait en négociations avec son homologue japonaise (JAXA) pour acheter un vaisseau de transport spatial rapporte le quotidien nippon Yomiuri.
Dans moins de deux ans maintenant, les navettes spatiales appartiendront au grand livre de l’Histoire spatiale. Après plus de 130 missions habitées en vingt-neuf ans, la NASA revient au système de capsule spatiale avec Orion dont le design rappelle celui des vénérables vaisseaux Apollo. Précisons cependant que ce système n’aura pas grand-chose à voir avec ces prédécesseurs des années 60. Mais comme ce remplaçant ne sera pas disponible avant 2015, l’administration spatiale américaine se devait de trouver une solution du moins pour l’acheminement du fret. Il semblerait que le Japon puisse fournir cette solution avec son transporteur, le HTV. Une solution dont le coût est estimée à environ 130 millions de dollars, toujours selon le quotidien japonais. A noter toutefois, que le site de la NASA n’a publié aucun commentaire sur le sujet.
Pas de précédent
Cependant, il est vrai que pour les Etats-Unis être absents de la scène spatiale sur une durée aussi longue (cinq ans) n’est pas une chose commune, surtout quand il va falloir dépendre de la Russie pour envoyer en orbite ses astronautes. Rappelons toutefois qu’entre l’arrêt définitif des vols Apollo et la mise en service de la première navette, il s’est écoulé huit ans (fin du programme Skylab), six si l’on inclut le vol historique Apollo-Soyouz de 1975. Mettre en chantier un programme spatial, ou aéronautique, exige du temps et de l’argent. L’Oncle Sam se tourne vers ses partenaires pour l'aider dans son rôle à bord de la Station Spatiale Internationale (ISS).
Si les négociations aboutissent, le Japon s’assure à son tour un moyen d’accès à l’espace, à l’image de l’Europe avec l’ATV. Ce qui lui permettrait vraisemblablement d'accroitre sa participation dans l'ISS (qui sera très probablement maintenue à poste jusqu'à la fin de la prochaine décennie). Pour le Japon, il y a donc là une opportunité unique à saisir. Désormais, avec l’émergence de nouveaux acteurs et de nouveaux matériels, la compétition pour l’accès l’espace n’est plus seulement politique, elle est aussi économique. Une question demeure toutefois : combien de temps s’écoulera avant la mise en service du HTV ? Comme nous l’avons évoqué plus haut, l’arrivée d’un vaisseau spatial exige du temps notamment dans sa mise au point. A ce titre, les premières études réalisées par la JAXA sur le véhicule de transfert remontent déjà à 1997. Selon le site de l’Agence spatiale japonaise, un premier lancement avec un modèle de démonstration est programmé pour l’été 2009. Le vecteur de lancement sera une fusée H-2B qui sera tirée depuis la base de Tanegashima. A terme, le rythme de lancement serait d’un tir chaque année.
Antoine Meunier
Sources : www.yomiuri.co.jp/dy/features/science/20080720TDY01305.htm / www.yahoo.fr / JAXA
Crédits photos : www.nasa.gov / JAXA
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En avril 1968, Stanley Kubrick révolutionnait le monde du
cinéma de science-fiction et donnait une vision de ce que pouvait être le futur
des vols interplanétaires.
« Après avoir vu 2001, je suis allé deux fois dans
l’espace ! ». L’homme qui prononça ses mots n’est autre
que le cosmonaute Alexeï Leonov lors de la conférence de Vienne en 1968 sur
l’usage pacifique de l’Espace. A cette époque, Stanley Kubrick vient de passer
près de trois années à la conception d’un film qui est aujourd’hui considéré
comme étant l’un des plus grands chefs d’œuvre du Septième art. Il est étonnant
que quarante années après sa sortie, 2001 l’Odyssée de l’espace reste
encore et toujours d’actualité de part ses thématiques, notamment le contact
avec une intelligence extraterrestre. Sa vision de l’exploration spatiale était
certes très optimiste notamment avec la base lunaire capable d’accueillir des
centaines de personnes. Il faut dire qu’à l’époque nous sommes en pleine
période de compétition lunaire. De plus, les morceaux de bravoures du film sont
légion et on pourrait disserter des heures dessus mais comment ne pas rester
insensible face à la beauté des images. De l’inquiétante découverte du
monolithe en Afrique, à la navette Orion nous entraînant dans les flots
du Beau Danube Bleu. Sans oublier Frank Poole qui fait son jogging dans la
centrifugeuse du Discovery (et sera ensuite éliminé par l’ordinateur Hal-9000).
Coïncidence, les astronautes de Skylab reproduiront une scène similaire
à celle de Frank Poole à bord de leur station spatiale. Ce qui ne manquera pas
d’interpeller Arthur C.Clarke, co-scénariste du film.
Un côté définitivement réaliste
Outre son aspect visuel, ce qui aura le plus marqué, c’est le côté totalement réaliste (absence de bruit dans l’espace, durée des voyages, design des vaisseaux, etc…). Mais surtout, Kubrick et Clarke ont montré que les voyages dans l’espace pouvaient être ennuyeux pour les passagers d’un astronef interplanétaire. Mais qu’importe, il est étonnant de voir que certains décors conceptualisés par Harry K. Lange et Fred Ordway ont résisté aux années. Précisons que les deux hommes travaillaient auparavant pour la NASA. C’est particulièrement vrai pour le Discovery qui rallie Jupiter et ses lunes afin d’aller à la rencontre de cet inquiétant monolithe. Il est cependant évident que certains détails comme les costumes des hôtesses du vaisseau faisant la navette entre la Terre et la Lune sont typiquement années 60 mais 2001 (l’année n’est aujourd’hui plus valable mais il fallait un point de référence temporel) décrit de manière presque réelle le futur de l’exploration spatiale. Quelque part, les coursives du Discovery rappellent un peu celles de l’ISS. C’est peut-être là l’une des plus grande réussite du film. La réalité finit toujours par rattraper la fiction.
Antoine Meunier
Photos : Warner
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