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C’était il y a quarante ans, le module lunaire Eagle, piloté par Neil Armstrong et Buzz Aldrin de la mission Apollo 11 se posait sur la Lune dans la Mer de la Tranquillité alors que Michael Collins restait en orbite à bord de Columbia.
Du haut de ses photos, quatre décennies vous contemplent auraient sans doute déclaré Bonaparte à ses soldats. Si la conquête de la Lune fut un objectif politique, elle fut également un objectif technologique et humain hors normes. Construire la fusée la plus grande et capable de placer près de 140 tonnes en orbite terrestre basse* reste une chose extraordinaire. La Saturn V, gratte-ciel de 111 mètres de haut, développait près de 2900 tonnes de poussée et emportait le strict nécessaire à trois hommes pour vivre dans l’espace durant, au maximum, une douzaine de jours. Et le plus singulier est que tout fut inventé en seulement huit ans. Depuis ce 25 mai 1961 ou JFK lança ce qui demeure le bras de fer du destin entre les Etats-Unis et l’URSS en prononçant un discours historique devant le Congrès : « Notre pays doit se vouer tout entier à cette entreprise, faire atterrir un homme sur la Lune et le ramener sur la Terre avant la fin de la présente décennie. » Un effort national qui mobilisera près de 400 000 personnes sur tout le territoire, des installations en Floride mais aussi à Houston ou encore à Huntsville en Alabama pour culminer à ce jour historique ou le temps s’est arrêté le 20 juillet 1969.
Tenir le monde en haleine
Il y a 40 ans, Neil Armstrong et Buzz Aldrin deviennent donc les premiers hommes à fouler le sol lunaire sous les yeux incrédules de plus de 600 millions de téléspectateurs qui regardent le premier direct télévisé interplanétaire depuis la Lune. L’image n’est pas très nette, on ne voit pas grand-chose, si ce n’est une silhouette blanche en scaphandre et cette voie qui traverse le vide spatial et prononce une phrase désormais à jamais dans les livres d’histoire : « C’est un petit pas pour un homme mais un bond de géant pour l’humanité ». Oui, incontestablement l’Humanité vient de faire un bond de géant alors que vingt-cinq ans auparavant nous étions en plein conflit mondial. Avec la Course à la Lune, l’Amérique et l’URSS ont réussi à éviter de faire basculer le monde dans un conflit nucléaire. En marchant sur la Lune, Neil Armstrong et Buzz Aldrin réalisent le plus formidable exploit jamais réalisé par l’Humanité et tiennent le monde en haleine pendant les 21 heures qu’ils vont passer sur le sol sélène. Cette mission n’est pas la plus longue et les deux marcheurs lunaires ne passeront qu’un peu moins de trois heures à la surface de la Lune. Mais dans l’inconscient c’est elle que tout le monde retient de l’histoire du programme lunaire. Car dès Apollo 12, commandée par Charles Conrad en novembre 1969, le soufflé était retombé. Le désoeuvrement est malheureusement une chose inévitable.
Une exploration approfondie
Pour le grand public, envoyer des hommes sur la Lune devient une activité aussi banale que prendre sa voiture pour aller faire ses courses au supermarché du coin. Ce qui est faux. Aller dans l’espace reste une activité à hauts risques. Gus Grissom, qui devait commander la mission Apollo 1, et qui décéda avec son équipage lors du test de lancement du 27 janvier 1967, avait eu ses mots lors d’une conférence de presse quelques temps auparavant : « Si nous mourrons, nous voulons que le public l’accepte comme une chose naturelle, la conquête de l’Espace en vaut la peine. » A l’exception du drame d’Apollo 1 qui eut lieu au sol, il n’y eut pas de victime dans l’espace lors du programme Apollo et le sang-froid des équipes techniques de Houston permit de ramener l’équipage d’Apollo 13 sain et sauf. Cette mission relança l’intérêt du public pour le spatial qui était passé à autre chose. Mais c’était la fin d’une époque, le rêve de Kennedy était atteint. Une exploration plus approfondie fut menée lors des trois dernières missions (Apollo15 à 17) grâce à une jeep lunaire au cours d’expéditions de plus de trois jours. Et malheureusement, oui malheureusement, on décida de tout arrêter. Car cela coûtait, il est vrai, fort cher, mais si le matériel se fiabilisait les Etats-Unis étaient englués dans une guerre du Vietnam qui n’en finissait plus et le monde allait connaître son premier choc pétrolier.
En soi, la première exploration humaine de la Lune ne fut pensée que sur le cours terme. Le retour qui est désormais prévu pour 2019 avec le programme Constellation, se fera probablement entre la NASA et ses partenaires de l’ESA. A l’image de la construction de l’ISS, la nouvelle conquête de la Lune qui semble se profiler pour les années 2020 pourrait donc avoir lieu en collaboration. Aussi, le premier équipage qui sera du voyage vers notre satellite à bord du premier vaisseau Orion lunaire sera forcément international. Et que fera-t-on une fois de retour ? On reprendra ce qui a simplement été interrompu en 1972. Mais il ne faut pas considérer la Lune comme une fin en soi. Plutôt comme un tremplin vers Mars, par exemple. N’est-ce pas une perspective enivrante pour les jeunes générations ?
Antoine Meunier
Photos : NASA
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*Ce qui comportait l'étage supérieur de la Saturn V qui était réallumable ainsi que le LM et les modules de commande et de service (CSM).
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Avec la cure de rajeunissement du télescope spatial Hubble par la navette Atlantis et le lancement réussi des satellites Herschel et Planck par une Ariane V en version ECA, nous avons vécu une semaine passionnante dans le domaine de l’astronomie spatiale.
D’abord parce que Hubble va être reconduit dans ses fonctions pendant au moins cinq ans. Après 750 000 clichés de l’Univers pris et dix-neuf années de révolutions autour de la Terre, le HST n’a donc pas dit son dernier mot et promet encore des photos toujours plus stupéfiantes les unes que les autres.
Ainsi, les astronautes ont mené avec succès leurs cinq sorties dans l’espace qui ont notamment permis la remise en état du STIS (Space Telescope Imaging Spectrograph). La plus longue des cinq EVA aura atteint la durée record de plus de huit heures ! A l’issue de la cinquième marche dans l’espace, Hubble dispose, entre autres, d’une nouvelle protection thermique, de batteries neuves et d’un capteur qui lui permettra de s’orienter avec une meilleure précision. Voilà pour le télescope du Siècle dernier.
Encore plus loin
Transportant ses deux précieuses charges utiles, Le lanceur Ariane V, en version ECA, a décollé à 15h12 jeudi dernier pour insérer exactement vingt-six minutes plus tard, les télescopes Herschel et Planck, sur une trajectoire devant les amener au point de Lagrange L2. Mais pourquoi cette destination ? Simplement, parce que ce point gravitationnel reste dans l’axe du système Terre-Soleil et il offre une position parfaite pour observer l’univers. Car Planck a une mission bien spécifique : la cartographie de la lumière émise par notre univers, 380 000 ans après le Big Bang. Bref, les scientifiques vont tenter de comprendre comment est né notre univers il y a presque 14 milliards d’années. Pour sa part, Herschel étudiera l’évolution d'objets comme les galaxies depuis dix milliards d’années. Il est équipé d’un miroir de 3,5 mètre de diamètre, le plus important jamais réalisé (supérieur à celui de Hubble), et capable de réaliser des observations dans l’infrarouge.
A elles deux, ces missions représentent un coût de 1,7
milliard d’euros soit la mission scientifique la plus importante de l’Agence
spatiale européenne (ESA). Avec
Planck et Herschel, notre connaissance de l’univers va continuer
de s’améliorer. Durée de vie : quinze pour le premier et trois ans pour le second.
Antoine Meunier
Sources et photos : ESA / NASA / ESA Daniel Ducros
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C’est donc parti pour une dernière visite. La navette Atlantis a parfaitement décollé depuis le centre spatial Kennedy (KSC) en Floride à 20h01 (heure française) avec pour objectif le télescope spatial Hubble, en orbite à 560 kilomètres d’altitude.
Cette mission de maintenance du HST ferait presque oublier que deux navettes spatiales attendaient sur le pas de tir de Cap Kennedy. Il y avait bien sur Atlantis, qui va rallier Hubble et le remettre à neuf pour lui permettre de rester à poste, en théorie pour une durée de vie supplémentaire d’environ cinq ans, et il y avait Endeavour. Le second orbiteur se tient en effet prêt à venir en aide à l’équipage du premier si un problème survenait. Quatre astronautes composent cet équipage de réserve qui se tient prêt à être lancé dans la semaine (le temps de changer STS-400 de pas de tir pour le positionner sur le PAD 39 A) pour cette éventuelle mission de sauvetage. Commandé par Chris Ferguson, cet équipage a volé durant la mission STS-126. Dans l’hypothèse ou le second orbiteur devrait intervenir, les deux navettes viendraient se positionner dos à dos, en utilisant le bras robot, et l’équipage d’Atlantis évacuerait ensuite vers Endeavour en trois temps. On se retrouverait donc avec onze personnes dans le même astronef.
Déjà en 1973
Une situation inédite ? Pas tout à fait car il y a trente-six ans, un plan du même ordre fut mis au point pour ramener l’équipage de Skylab 3 qui connut de sérieux problèmes avec le vaisseau Apollo. On songea donc à envoyer un vaisseau capable d’accueillir cinq personnes. Ce plan ne fut finalement pas utilisé. Tout est donc mis œuvre pour assurer la sécurité des astronautes qui évolue sur une orbite plus importante que celle de l’ISS. Ces derniers vont consacrer les dix jours de la mission à cinq sorties dans l’espace qui comportent, entre autres, le remplacement de gyroscopes, l’installation de nouveaux instruments (cf. LCS N°150) scientifiques pour étendre les capacités du télescope, ou encore, la mise en place de protections thermiques. Le dernier rendez-vous avec le télescope spatial Hubble, en orbite depuis 1990, et une navette aura lieu mercredi.
Antoine Meunier
Photos et sources : NASA
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© La Chronique Spatiale (2009)
Initialement programmée en octobre 2008, cette cinquième mission de maintenance du télescope spatial Hubble (HST) devrait décoller, si tout va bien, lundi prochain.
C’était devenue une habitude depuis la reprise des vols en 2005, les navettes ne ralliaient plus que l’ISS, depuis les deux vols de qualification de 2005 et 2006 après la perte de Columbia en 2003. Mais, outre son habituelle mission de livraison de fret vers la Station spatiale, c’est oublier que l’orbiteur peut également mener des tâches de réparation d’un satellite. Avec STS-125, Hubble va donc subir sa toute dernière remise à neuf. Pour ce faire, les astronautes vont donc rejoindre le vénérable engin sur une orbite d’environ 600 kilomètres d’altitude. En cas de problème, il leur sera cependant impossible de rejoindre la Station spatiale qui croise sur une orbite inférieure (environ 400 kilomètres). Cette mission permettra, entre autres, l’installation du COS ou Cosmic Origins Spectrograph. Cet instrument scientifique offrira la possibilité de restaurer certaines possibilités du télescope spatial.
Une caméra à grand champ
Avec ce nouvel instrument, il sera possible de mesurer la structure et la composition de la matière concentrée dans ce que les scientifiques appellent la « Toile Cosmique ». Un second instrument viendra renforcer les capacités de Hubble : la WCF 3 (Wide Field Camera, une caméra à grand champ qui étudiera, entre autres les galaxies lointaines.
Pour cette cinquième et dernière visite de contrôle, la NASA a choisi Scott Altman (dont c’est ici la quatrième mission et qui a dirigé le vol STS-109 vers le télescope spatial en 2002). Parmi les autres membres de cet équipage qui compte sept personnes dont une femme, l’astronaute John Grunsfeld, déjà vétéran de quatre vols spatiaux, était probablement parmi les mieux placés pour ce vol puisqu’il a volé en décembre 1999 sur STS-103 pour installer, entre autres, de nouveaux gyroscopes sur Hubble. Et sur STS-109, en 2002, il a réalisé trois EVA vers le télescope spatial. Comme son collègue Mike Massimino, qui a réalisé deux marches dans l’espace sur la même mission. Au total, cinq sorties d’environ six heures et demie dans l’espace sont prévues pour installer les différents composants. Pour sa part, Megan Mac-Arthur, dont c’est le baptême de l’espace aura la délicate tâche de manipuler le bras robot de la navette Atlantis.
Prévue depuis plus de deux ans, cette mission devrait permettre à Hubble de fonctionner jusqu’en 2014. De quoi fournir des images encore plus spectaculaires de l’Univers avant que le futur James Webb Space Telescope (JWST) ne soit, en principe, lancé en 2013 par une fusée Ariane V ECA.
Antoine Meunier
Sources : NASA
Photos : NASA
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*SM : Servicing Mission (Mission d’entretien). Quatre vols de remises à niveau du télescope spatial ont déjà eu lieu en 1993 (STS-61), 1997 (STS-82), SM3A en 1999 (STS-103) et SM3B en 2002 (STS-109).
© La Chronique Spatiale (2009)
Après plusieurs tentatives reportées, la navette a réussi son envol depuis le Centre spatial Kennedy (KSC) pour une mission raccourcie d’une journée afin de ne pas empiéter sur le tir du Soyouz qui intervient le 26 mars.
Il était temps serait-on temps tenté de dire, Discovery a décollé dimanche pour treize jours de mission autour de la Terre, avec un planning de travail légèrement modifié mais surtout elle emporte l’ultime section de panneaux solaires qui doit être installée sur l’ISS. Après avoir passé deux jours autour de la Terre, la navette s’est s’amarrée à la Station spatiale internationale mardi soir à 21h19 GMT mais un débris risquait de compromettre la manœuvre. Décidément, après la collision des deux satellites russe Cosmos et américain Iridium, la navigation autour de la Terre devient un réel problème. D’autant que jeudi dernier, c’est la possibilité d’une collision entre un moteur de satellite et la station qui avait contraint les trois actuels passagers de la Station à prendre place dans le Soyouz pendant quelques minutes.
Inspection méticuleuse
Les dernières investigations menées par la NASA montrent que le débris est hors d’atteinte. Il semblerait qu’il provienne d’un vieux satellite de l’ère Soviétique Comos 1275, désintégré peu de temps après son lancement en 1981. Par ailleurs, les astronautes, ont également inspecté avec beaucoup de minutie les bord d’attaque des ailes et du nez de Discovery afin de repérer si un débris de mousse isolante du gros réservoir externe avait pu heurter la navette lors du décollage mais heureusement, aucun dégât n’a été décelé. Pour les astronautes, c’est à présent un programme de travail chargé qui débute, avec une mission raccourcie d’une journée et seulement trois sorties dans l’espace pour installer le dernier jeu de panneaux solaires (section S6) qui permettra à la Station spatiale internationale (ISS) de fonctionner sur sa puissance maximale. Le début de son installation doit démarrer demain. Par ailleurs, l’équipage apporte également un système de recyclage d’eaux usées pour remplacer le précédent qui s’avérait défectueux. A l’issue de cette mission, l’astronaute japonais Koichi Wakata va rester à bord et prendra la place de Sandra Magnus actuellement en poste depuis le mois de novembre dernier.
Antoine Meunier
Sources : NASA /AFP
Photos : NASA
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Alors que tous les voyants étaient enfin au vert pour la première mission spatiale habitée américaine de l’année, la NASA projette maintenant de lancer la navette Discovery pas avant dimanche prochain, voire peut-être même le mardi 17 mars au plus tard afin de ne pas interférer avec le lancement du Soyouz qui interviendra le 26 mars. Cependant, une telle option risque désormais de réduire la durée de la mission de quatorze à neuf jours ne laissant la place qu’à une seule EVA pour l'installation des derniers panneaux solaires. Les trois autre sorties sont dédiées à des travaux sur l'ISS.
Rappelons qu’une fuite d’hydrogène dans le réservoir extérieur est en effet venue retarder le lancement. Mike Leinbach, Directeur du lancement, a indiqué sur le site de la NASA, qu’une équipe s’attelle au problème aujourd’hui même pour déterminer ce qui à pu se produire.
Antoine Meunier
Sources : Reuters
Photos : NASA
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Après quatre reports successifs, la navette Discovery doit s’élancer ce soir pour une mission de deux semaines en direction de la Station spatiale Internationale.
La reprise des vols du Shuttle se faisait attendre depuis le 12 février, mais il fallait résoudre le problème des valves de pressurisation du réservoir d'hydrogène liquide. Le temps de résoudre le problème, les sept astronautes, dont un Japonais, emmenés par Lee Archambault, doivent acheminer l’ultime section de panneaux solaires (S6) de l’ISS. Le tout dernier jeu de panneaux solaires permettra au complexe orbital de fonctionner sur sa puissance électrique optimale. Quatre marches spatiales de presque sept heures sont programmées pour accomplir ce délicat travail. L’installation de ces panneaux solaires est absolument essentielle pour accueillir trois personnes supplémentaires lors de la rotation d’équipage suivante et permettre à la station de passer ainsi, de trois à six personnes dans des conditions optimales. Ces panneaux solaires fourniront également les besoins nécessaires en énergie pour la bonne marche des expériences scientifiques des modules européen Columbus et japonais Kibo. L’ensemble des panneaux solaires de la Station spatiale pourra générer une énergie d’une valeur comprise entre 84 et 120 kilowatts, soit suffisamment pour alimenter les besoins en électricité d’une quarantaine de maison.
Toutes les conditions réunies
La navette Discovery doit décoller en principe à 21h20, heure locale, sous une météo idéale avec 90 % de conditions favorables, ont indiqué les responsables météos du centre spatial Kennedy (KSC). En cas de problème pendant la phase d’envol, trois sites restent prévus pour un atterrissage d’urgence, localisés à Istres (France), Moron et Saragosse (Espagne), qui disposent également d’une météo idéale. Parmi l’équipage se trouve l’astronaute japonais Koichi Wakata qui va remplacer Sandra Magnus, arrivée avec le vol STS-126 en novembre dernier. STS-119 constitue la 28ème mission d’assemblage de la Station spatiale internationale. Avant le retrait du service actif des navettes, programmé l’an prochain, il reste encore huit vols sur le calendrier. La prochaine mission aura lieu en mai prochain, en principe, en direction du télescope spatial Hubble pour son ultime visite de maintenance.
Antoine Meunier
Dernière minute : Cinquième report pour la navette
En raison d’une fuite d’hydrogène, décelée au
moment du remplissage du réservoir extérieur, alors que les astronautes n’avaient
pas encore pris place dans l’orbiteur, la mission vient d’être retardée par l’agence
spatiale américaine. La NASA espère désormais un lancement pour demain soir. En
cas de problème, l’administration spatiale américaine dispose d’une fenêtre qui
se referme lundi prochain. Sinon, il faudra attendre avril pour réunir toutes les conditions optimales de tir.
Sources : Associated Press
Sources : NASA / AFP
Photos : NASA
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© Antoine Meunier (2008 – 2009)
Le système de Jupiter va de nouveau être explorée dans les dix prochaines années par la NASA et l’ESA. Noms de code : Europa Jupiter System mission et Jupiter Ganymede Orbiter
Après le succès éclatant de la mission Galileo (1989-2003), la reine des planètes de notre système solaire va donc faire l’objet de toutes les attentions d’ici la fin de la prochaine décennie. La décision a été prise il y a un peu moins de deux semaines à Washington. Réalisée en partenariat par l’administration spatiale américaine et l’ESA, cet ambitieux projet prévoit d’envoyer deux sondes vers Jupiter pour explorer d’une part Europe et Ganymède. Le véhicule américain devrait sonder la première Lune et la sonde européenne, quant à elle, aura Ganymède en ligne de mire. Objectif : déterminer notamment si une forme de vie quelconque existe dans ce monde glacé qu’est Europe et qui est soumis aux terribles effets de marées de Jupiter. Ganymède sera également étudiée de fond en comble par la sonde européenne.
Une année d’étude autour de chaque lune
Actuellement en phase d’étude, ce projet est estimé à plusieurs milliards de dollars et devrait voir le jour en 2020 pour une arrivée programmée en 2026 dans le système jovien. Pendant une année, chacun des deux vaisseaux devra méthodiquement explorer sa cible. Mais pourquoi revenir vers Jupiter ? «Y’a-t-il de la vie ailleurs ? Mars est un endroit évident auquel il faut penser, explique Robert Pappallardo, scientifique de la mission américaine sur le site de la NASA. Mais il y a également les mondes du Système solaire extérieur sous la surface desquels il y a peut-être un océan liquide… » Parmi les candidats potentiels dans la recherche d’une vie dans le Système solaire, il faut également ajouter Titan ou encore Encelade, deux des satellites de Saturne. Toutefois, dans l’immédiat, les responsables des deux agences ont préféré retourner vers le système de Jupiter avant d’attaquer la planète aux anneaux « qui demeure clairement une priorité », a souligné l’un des administrateurs de la NASA. A part New Horizons en 2007, qui a utilisé son effet de fronde pour rejoindre Pluton, Jupiter n’a reçu aucune visite depuis 2003.
Antoine Meunier
Sources : NASA / Maxisciences
Photos : NASA / JPL
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© Antoine Meunier (2008/2009)
Deux satellites se sont percutés mardi 10 février, ce qui a crée un nuage de débris dans l’espace.
C’est une première mais qui traduit bien ce qu’est devenu l’orbite basse terrestre : une autoroute sérieusement encombrée car sur les 6 000 satellites envoyés dans l’espace depuis Sputnik I en 1957, 3 000 sont encore actifs. La collision survenue la semaine dernière, entre le satellite Iridium-33 de la constellation du même nom et l’engin Cosmos-2251, à 800 kilomètres d’altitude, n’a donc en soit rien de surprenant. Mais le plus important est que le choc a produit une constellation de débris susceptible d’évoluer entre 500 et 1 300 kilomètres d’altitude, ce qui pourrait présenter un risque pour les objets se trouvant vers ces orbites. C’est le cas notamment de Hubble, le télescope spatial évolue en effet sur une orbite plus haute (environ 650 kilomètres) que celle de la Station spatiale internationale (ISS) qui se situe environ à 400 kilomètres d’altitude.
Transmission accrue de l’information
Hasard ou non, l’Agence spatiale européenne vient de lancer un programme destiné à surveiller les débris spatiaux qui polluent la proche banlieue, pardon la périphérie de la Terre afin de prévenir de futures collisions entre objets spatiaux. Ce programme a été prévu en janvier bien avant celle des satellites Iridium et Cosmos. Baptisé Space Situational Awareness, il est doté d’une enveloppe de 50 millions d’euros et doit permettre de répertorier les quelques 13 000 objets qui tournent au-dessus de nos têtes. Car en plus des satellites, il faut également y ajouter les étages des fusées porteuses. L’accident de la semaine dernière «…nous a montré que nous devons en faire beaucoup plus. Nous devons recevoir beaucoup plus de données précises afin de prévenir de nouvelles collisions », a indiqué à l’agence Associeted Press, Jean-Pierre Kaufeler, spécialiste des débris à l’ESA. Dans l’immédiat, il faut donc renforcer encore et toujours les dispositifs de surveillance. Jean-Pierre Kaufeler a précisé que les relevés actuels « ne sont pas assez précis » et qu’il faut encore plus d’information. A ce sujet, une réunion d’experts se tiendra cette semaine à Vienne sur les moyens d’éviter qu’un tel accident ne se reproduise et la question devrait être à l’ordre du jour de la Cinquième conférence européenne sur les débris spatiaux de l’ESA en mars prochain.
Voici désormais un problème que les grandes agences spatiales ne peuvent plus ignorer car tôt ou tard, il finira par se reproduire. Si un « grand ménage » est bien sur exclu, car à terme même les orbites de parking risquent de se retrouver encombrées, il faudra bien un jour faire en sorte que notre orbite terrestre ne ressemble plus au boulevard périphérique d’une grande ville… ! Mais quelle est la solution pour que le ciel ne soit plus bouché ? La réponse ne semble pas encore trouvée.
Antoine Meunier
Sources : Associated Press / NASA / The Planetary Society/Dan Deak
Photos : The Planetary Society / NASA
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Malgré une année marquée par une crise économique mondiale sans précédent depuis 1929, le secteur spatial s’en sort bien. Environ une demi douzaine de lancements d’Ariane V est programmé pour l’année.
Jean-Jacques Dordain l’avait déclaré au cours de ses vœux à la presse à la mi janvier : « On ne peut imaginer le futur sans espace ». Le spatial européen affiche en effet une bonne santé avec six à huit tirs d’Ariane V planifiés pour 2009. Depuis 2002, le lanceur européen aligne 28 réussites successives avec la version ECA. De quoi donner en effet le moral aux contractants. Et Ariane V va notamment mettre en orbite Herschel et Planck qui doivent mesurer la température du rayonnement cosmique. Outre l’exploration de l’Univers, la Terre, fait également l’objet de toutes les attentions avec des satellites explorateurs de la notre planète. L’exploration planétaire, c’est aussi apprendre à mieux connaître notre propre planète. Ce sera Goce (Gravity-Field and Steady-State Ocean Circulation Explorer) qui ouvrira le bal des tirs en mars prochain - mais avec un lanceur Soyouz -, afin de mieux nous faire connaître la circulation des océans. Il devra également mesurer les variations du champ gravitationnel terrestre. Prévu pour évoluer sur une orbite d’environ 250 kilomètres, ce satellite à l’allure d’un vaisseau tout droit sorti d’un film de Star Strek aura une mission d’une durée de vingt mois. Autre mission d’importance : Cryosat 2. Son lancement est programmé normalement le 9 novembre prochain et il sera dédié à l’étude des glaces. Cryosat sera pour sa part placé sur une orbite plus élevée et sa durée de vie devrait atteindre trois ans et demi. Ce satellite est directement calqué sur son prédécesseur perdu en 2005.
Toujours pas de véhicule habité
Mais paradoxalement, si l’ESA a su monter en puissance dans de très nombreux programmes spatiaux (exploration planétaire, météorologie, observation du soleil, etc…), elle ne dispose pas du même budget que celui de la vénérable NASA, qui aligne un chèque de 17,6 milliards de dollars pour environ 3 milliards d’euros pour l’agence européenne. De plus, si elle dispose de son propre laboratoire avec Colombus dans la Station Spatiale Internationale (ISS), l’Union Européenne ne dispose toujours pas de son propre véhicule spatial de transport. Seulement, à la différence des Etats-Unis, l’Europe manque de cette culture du vol habité si profondément ancrée en Amérique. Toutefois, le Vieux Continent a choisi de s’engager sur d’autres chemins notamment avec l’arrivée du Soyouz en Guyane, mais à un moment donné, elle devra franchir un nouveau cap et pour cela, une décision politique est nécessaire. Voilà un défi pour l’ESA des années 2020… ou plus tôt ?
Antoine Meunier
Sources : AFP
Photos : ESA / CNES / Arianespace
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© Antoine Meunier (2008- 2009)