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En raison de problèmes techniques, la NASA a annoncé la semaine dernière qu’elle reportait le lancement du rover Mars Science Laboratory de deux ans.
Décidément, la recherche d’une vie sur la planète Rouge devient problématique aussi bien pour l’ESA et la NASA. Malgré des problèmes techniques, l’agence spatiale américaine avait pourtant annoncé au mois d’octobre qu’elle ferait tout pour lancer Mars Science Laboratory lors de la fenêtre de 2009. Mais entre la communication d’entreprise et les difficultés techniques, il y a un rappel à la réalité que la NASA a été forcée de ne pas ignorer. Concrètement, l’agence est en effet confrontée à un gros problème venant des actionneurs. Ce sont les moteurs et transmissions qui seront utilisés pour animer notamment les roues et le bras du rover, dont le coût est passé de 2,3 milliards de dollars contre « seulement » 1,6 milliard, il y a deux ans. La firme Aeroflex, retenue en 2006 par la NASA comme sous-traitant, qui conçoit ces actionneurs rencontre en effet de grosses difficultés dans leur développement. Une centaine de ces pièces, essentielles pour la mission, doit être livrée à Pasadena, mais seulement une trentaine seront finalement installée sur le rover, et à l'heure actuelle aucune n'est arrivée. Il apparaît donc difficile qu’un lancement puisse se dérouler de manière optimale. L’un des administrateurs de l’Agence spatiale américaine déclarait d’ailleurs à propos de l’enjeu que représente MSL : « L’échec n’est pas envisageable… »
Quelques mois de délai supplémentaire
Si la facture va augmenter pour ce rover, qui se veut le digne successeur de Spirit et Opportunity, il n’en demeure pas moins que le délai nécessaire pour résoudre les problèmes ne se chiffrent pas en années mais en mois. Et compte tenu des lois de la mécanique céleste, la planète Rouge ne sera plus en bonne position avant 2011, ce qui présage d’un atterrissage de Mars Science Laboratory dans les sables de Mars vers la mi 2012.
La NASA finit l’année de son Cinquantenaire avec plusieurs retards à la clé dans ses plannings de lancement notamment après le report de la dernière mission d’entretien du télescope spatial Hubble, désormais programmée en mai prochain et un lanceur Ares I-X dont le premier tir a glissé d’avril à octobre 2009. Mais pour garantir le succès, faut-il renoncer à la fiabilité du matériel ?
Antoine Meunier
Sources : www.planetary.org / www.nasaspaceflight.com
Photos : www.nasa.com
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© Antoine Meunier 2008
Après une réunion tenue vendredi 10 octobre, la NASA a indiqué que la sonde Mars Science Laboratory serait bien lancée à la fin de l’année 2009.
1,5 milliard de dollars, c’est le montant actuel de cette mission qui se présente sous la forme d’un petit 4x4 et qui doit parcourir la surface de Mars en 2010. Seulement voilà, des retards de livraison de matériels posent problème sur le calendrier. Toutefois, le Directeur du programme d’exploration de Mars, Doug Mac Cuiston a indiqué lors d’une conférence de presse que l’agence spatiale américaine pouvait tenir les délais afin de maintenir un lancement pour octobre 2009 comme cela reste initialement prévu. Mais le fait est que la sonde est en train de dépasser son budget et que la rallonge atteindrait, selon certains médias américains, environ cent millions de dollars. A ce titre, le président de la Mars Society, Robert Zubrin est monté au créneau dans un mail adressé à ses membres pour que ces derniers fassent pression sur les parlementaires américains. « Si les problèmes techniques peuvent être résolus en économisant de l’argent, parfait. Si nous devons attendre deux ans supplémentaires pour lancer et résoudre les difficultés alors faisons-le. Mais n’abandonnons pas ! »
Il serait en effet regrettable qu’une telle mission abandonnée. Rappelons que Mars Science Laboratory sera capable de se déplacer sur de très grandes distances. On entre donc dans une nouvelle dimension par rapport aux rovers MER qui n’ont franchi qu’à peine dix kilomètres en tout juste cinq années de présence dans les sables de Mars. Fort heureusement, la Nasa semble pour l’instant confirmer le maintien de la mission MSL pour 2009. A suivre…
Le Soyouz TMA-13 a décollé hier à 7h01 GMT depuis le cosmodrome de Baïkonour. A son bord se trouvait Richard Garriot, le fils de l’ancien astronaute du laboratoire orbital Skylab de 1973.
Pour la sixième fois, la Station Spatiale Internationale (ISS) va donc accueillir un passager payant. A 47 ans, Richard Garriot, PDG d’une entreprise de jeux vidéos mènera des expériences sur des bactéries et entend bien, selon ses termes « générer d’importantes rentrées à travers mes activités qui, d’après moi, devraient se développer ». Après une année d’entraînement, voilà donc une première étape pour le fils d’Owen Garriot qui escompte bien revoler une seconde fois dans les dix prochaines années, à l’image de l’un de ses prédécesseurs Charles Simonyi, l’un des cofondateurs de Microsoft, qui souhaiterait revoler au printemps 2009. L’amarrage avec l’ISS doit avoir lieu mardi et Richard Garriott doit revenir sur Terre le 23 octobre.
Antoine Meunier
Sources : www.rfi.fr / www.nasa.gov / www.yahoo.fr / The Mars Society
Photos : Nasa TV / jpl.nasa.gov
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Après plus d’un mois passé sur les sables du pôle Nord de Mars, la sonde Phoenix Mars Lander (PML) commence à livrer ses premières découvertes.
Depuis les débuts de la conquête spatiale, les chercheurs se sont lancés dans la quête d’un véritable Graal : trouver des traces de vie sur un autre monde que le nôtre. Mars a ainsi toujours figuré parmi les candidats potentiels pour la recherche de la vie, à l’instar d’Europe le satellite de Jupiter.
Ainsi, selon l’analyse d’un des premiers échantillons, il semblerait que les sables de notre voisine rouge seraient propices à l’existence d’une vie. Les scientifiques de la mission ne s’enflamment pas pour autant. Ainsi, pas question pour les chercheurs d’évoquer une potentielle forme de vie. Selon Samuel Kounaves, le responsable du TEGA (Thermal and evolved Gas Analyser), « il n’y a rien dans ce sol qui empêcherait la vie, il semble y être au contraire très propice sans rien de toxique ». On imagine aisément la fièvre qui doit animer les responsables de la mission. Ainsi, parmi les échantillons prélevés on trouverait des traces de magnésium, potassium, ou encore du sodium. Autre fait marquant, il se trouve que l’acidité du sol est particulièrement élevée. Ces premiers résultats constitueraient un indice supplémentaire pour la présence d’eau liquide dans l’histoire de la planète Mars.
A la recherche d’indices
Afin d’effectuer ses investigations, le TEGA dispose de huit petits fours dans lesquels sont déposés les échantillons de terre martienne qui, une fois recueillis, sont chauffés à 1 000 degrés Celsius. Et les indices prélevés dans les échantillons laissent à penser que la vie a pu exister et puisse même encore exister sur la surface de Mars. Toutefois, aucune conclusion hâtive n’est tirée. Une perspective de recherche qui s’annonce plus passionnante que jamais et qui montre que la planète Rouge a encore bien des choses à livrer. Mais doit-on se contenter d’explorer la surface de Mars avec un simple atterrisseur ? Il est évident qu’un rover offre une solution séduisante en l’occurrence, pouvoir se déplacer sur plusieurs kilomètres voir plusieurs dizaines de kilomètres. Ce qui sera l’option retenue pour 2013 avec Mars Science Laboratory. Loin de s’opposer les deux solutions se complètent parfaitement. En attendant, Phoenix n’a pas fini de livrer les secrets de Vatistas Borealis.
Antoine Meunier
Sources : JPL / NASA
Photos : JPL / NASA
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