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Après quatre reports successifs, la navette Discovery doit s’élancer ce soir pour une mission de deux semaines en direction de la Station spatiale Internationale.
La reprise des vols du Shuttle se faisait attendre depuis le 12 février, mais il fallait résoudre le problème des valves de pressurisation du réservoir d'hydrogène liquide. Le temps de résoudre le problème, les sept astronautes, dont un Japonais, emmenés par Lee Archambault, doivent acheminer l’ultime section de panneaux solaires (S6) de l’ISS. Le tout dernier jeu de panneaux solaires permettra au complexe orbital de fonctionner sur sa puissance électrique optimale. Quatre marches spatiales de presque sept heures sont programmées pour accomplir ce délicat travail. L’installation de ces panneaux solaires est absolument essentielle pour accueillir trois personnes supplémentaires lors de la rotation d’équipage suivante et permettre à la station de passer ainsi, de trois à six personnes dans des conditions optimales. Ces panneaux solaires fourniront également les besoins nécessaires en énergie pour la bonne marche des expériences scientifiques des modules européen Columbus et japonais Kibo. L’ensemble des panneaux solaires de la Station spatiale pourra générer une énergie d’une valeur comprise entre 84 et 120 kilowatts, soit suffisamment pour alimenter les besoins en électricité d’une quarantaine de maison.
Toutes les conditions réunies
La navette Discovery doit décoller en principe à 21h20, heure locale, sous une météo idéale avec 90 % de conditions favorables, ont indiqué les responsables météos du centre spatial Kennedy (KSC). En cas de problème pendant la phase d’envol, trois sites restent prévus pour un atterrissage d’urgence, localisés à Istres (France), Moron et Saragosse (Espagne), qui disposent également d’une météo idéale. Parmi l’équipage se trouve l’astronaute japonais Koichi Wakata qui va remplacer Sandra Magnus, arrivée avec le vol STS-126 en novembre dernier. STS-119 constitue la 28ème mission d’assemblage de la Station spatiale internationale. Avant le retrait du service actif des navettes, programmé l’an prochain, il reste encore huit vols sur le calendrier. La prochaine mission aura lieu en mai prochain, en principe, en direction du télescope spatial Hubble pour son ultime visite de maintenance.
Antoine Meunier
Dernière minute : Cinquième report pour la navette
En raison d’une fuite d’hydrogène, décelée au
moment du remplissage du réservoir extérieur, alors que les astronautes n’avaient
pas encore pris place dans l’orbiteur, la mission vient d’être retardée par l’agence
spatiale américaine. La NASA espère désormais un lancement pour demain soir. En
cas de problème, l’administration spatiale américaine dispose d’une fenêtre qui
se referme lundi prochain. Sinon, il faudra attendre avril pour réunir toutes les conditions optimales de tir.
Sources : Associated Press
Sources : NASA / AFP
Photos : NASA
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© Antoine Meunier (2008 – 2009)
Les astronautes de Discovery ont achevé leur troisième marche dans l’espace avec l'arrimage réussi du module scientifique japonais. Avec Kibo, la Station Spatiale Internationale s’agrandit encore un peu plus.
Il y a quelque chose d’assez surréaliste à voir un bonhomme en combinaison spatiale tenir à bouts de bras un réservoir d’azote de presque un quart de tonnes. Pourtant, c’est ce que l’astronaute Ron Garan a réalisé ce dimanche 8 juin en remplaçant ledit réservoir, désormais inutilisable, en se juchant sur le bras robotisé de l’ISS, aidée en cela par sa collègue l’astronaute Karen Nyberg qui manipulait l’instrument depuis la station. Le premier n’hésitait pas à déclarer : « Léger comme une plume, hein ? ». « Profite de la balade », répliqua Nyberg alors que celui-ci se déplaçait d’un bout à l’autre de l’immense structure orbitale. Compte tenu de l’incroyable position de Ron Garan, on ne manquera pas de remarquer leur étonnante décontraction qui ne fait pas oublier l’enjeu de la « balade ». Mais ne vous y trompez pas, sous ce ton apparemment calme, chaque activité extravéhiculaire (EVA) exige une concentration particulièrement soutenue. Garan et Mike Fossum ont démarré leur sortie dans l’espace à 14h GMT pour ne rentrer qu’à 20h28 GMT. La sortie de jeudi dernier avait, quant à elle, durée près de sept heures et onze minutes afin de permettre l’ajout du second segment du laboratoire japonais Kibo.
Retour prévu samedi prochain
Cette seconde partie est le Japanese Experiment Logistic (ELM-PS), il s’agit d’un module de stockage pressurisé d’une longueur de plus de onze mètres. Les derniers éléments de Kibo ne seront acheminés en orbite que lors du vol STS-127 programmé pour le début de l’année prochaine et qui sera commandée par Mark Polanski. De son côté, l’équipage de Discovery va maintenant s’engager dans les préparatifs de retour de la mission. Mike Fossum et Ron Garan vont pouvoir récupérer de leurs marches spatiales. D’autres travaux sont également prévus avant le désarrimage avec la Station prévu après-demain. La navette est attendue à 15h13 GMT sur la piste du Centre spatial Kennedy (KSC). Après la mise en place de Kibo, du laboratoire européen Colombus, la Station Spatiale Internationale accuse pratiquement 300 tonnes à la pesée. La navette ne reviendra que début novembre avec Le vol STS-126 pour, entre autres, la livraison d’un module logistique (MPLM).
Antoine Meunier
Sources : www.nasa.gov / www.yahoo.fr
Photos : www.nasa.gov / Nasa TV
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La navette Discovery s’est envolée samedi soir à destination de la Station Spatiale Internationale. Six hommes et une femme composent l’équipage qui procèderont à l’arrimage de la seconde partie du module scientifique japonais Kibo.
Il y a toujours quelque chose d’émouvant à regarder la navette spatiale s’élever dans le ciel de Floride bien qu’aujourd’hui les vols spatiaux habités sont rentrés dans les mœurs. Pourtant, on ne peut rester insensible à la réalisation d’un tel exploit. Envoyer des hommes dans l’espace est vraisemblablement la chose la plus difficile qui soit et d’ici deux ans, la structure qui tourne au-dessus de nos têtes atteindra une masse d’environ 450 tonnes. Un exploit qui n’a d’égal que le programme lunaire. Afin de continuer la construction de ce grand meccano qu’est l’ISS, trois sorties sont prévues durant ce vol STS-124 qui durera deux semaines. Ce sont les astronautes Ron Garan et Mike Fossum qui réaliseront ces différentes EVA, nécessaires à l’arrimage du laboratoire japonais au cours des jours 4, 6 et 9 de la mission. Outre l’installation de Kibo, les équipages de la navette et de l’ISS doivent procéder à diverses tâches dont la mise en place d’équipements de télévision externes ou encore le remplacement d’un réservoir d’azote défectueux situé sur la poutre de la Station spatiale.
La structure la plus vaste
Avec l’arrivée de Kibo, la Station se dote de sa partie habitable la plus importante. D’une masse de presque 16 tonnes, le module mesure 11,2 m pour 4,4 m de diamètre et a coûté 2,8 milliards de dollars au Japon. Lorsqu’il disposera de tous ses équipements scientifiques, des études destinés notamment à l’étude de la médecine spatiale, la biologie, les biotechnologies ou encore l’observation de la Terre seront menées à bord. Il faut également ajouter que Kibo possède son propre bras robotisé (RMS) qui est capable de manipuler des charges pouvant atteindre une masse de 7 tonnes. Autre point important, Greg Chamitoff, dont c’est le premier vol, remplacera Garrett Reissmann à bord de l’ISS en tant que membre à part entière de l’Expedition 17. Chamitoff doit rester six mois à bord de la Station. Cette mission très chargée doit durer 14 jours avant l’atterrissage sur la piste du Kennedy Space Center (KSC). La prochaine mission de la navette sera dédiée à la maintenance du télescope spatial Hubble en octobre prochain (cf.LCS N°116).
Antoine Meunier
Sources : www.nasa.gov
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Alors que Phoenix vient de brillamment réussir son atterrissage sur la planète Mars, la navette s’apprête à reprendre le chemin de l’espace pour acheminer le second segment du laboratoire japonais Kibo. Mais l’équipage de la Station Spatiale Internationale (ISS) connaît un embarras, heureusement sans gravité…
L’anecdote peut faire sourire mais à 350 kilomètres d’altitude, la panne des toilettes de l’ISS est vraiment problématique surtout quand le nombre d’astronautes présents dans la Station passera à dix la semaine prochaine. Selon un porte-parole de la NASA, l’équipage de la navette Discovery doit acheminer un lot de pièces détachées, notamment une pompe neuve, pour réparer les commodités de la Station spatiale. Les astronautes donc quelques travaux ménagers en perspective dans sa maison céleste. Sinon, la mission de l’équipage commandé par Mark Kelly – vétéran de deux missions spatiales – consistera à assurer l’assemblage du plus important des trois éléments du laboratoire scientifique japonais Kibo et le plus vaste des modules de la Station. Trois sorties dans l’espace sont prévues en vue de l’installation du Japanese Experiment Module (JEM).
Dernière mission vers Hubble
Le premier élément de Kibo a déjà été envoyé en orbite lors du vol STS-123 en mars dernier et le dernier sera expédié lors de la mission STS-127, (commandée par Mark Polanski* en avril 2009). Le prochain vol de la navette dédiée à la construction de la Station Spatiale Internationale doit intervenir le 10 novembre prochain (STS-126). La navette Endeavour devra livrer au complexe orbital un Multi-Purpose Logistics Module (MPLM). Comme son nom l’indique il s’agit d’un module logistique. Mais la mission qui reste très attendue est probablement celle programmée pour le 8 octobre avec la navette Atlantis. Durant onze jours, les sept astronautes qui forment l’équipage du vaisseau auront comme objectif d’assurer la maintenance et les éventuelles réparations, pour la toute dernière fois, du télescope spatial Hubble (HST). En effet, ce vénérable instrument scientifique doit encore fonctionner pendant cinq ans avant la mise en service du James Webb Space Telescope (JWST). Ce sera l’unique et dernier vol de la navette qui ne sera pas consacré au chantier de l’ISS. Rappelons en effet que l’ensemble des vols du Shuttle, jusqu’à son retrait du service actif en 2010 (mission STS-133) restent intégralement réservés à l’assemblage de l’ISS. Mais n’est-ce pas finalement le rôle qu’on attendait de cet engin pas comme les autres ?
Antoine Meunier
Sources : www.nasa.gov
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*Voir l’interview de Mark Polanski dans Espace Magazine N°36 H.S consacré à la navette spatiale.
Après une mission de deux semaines dans l’espace, la navette Endeavour doit se poser aujourd’hui au centre spatial Kennedy (KSC) avec le Français Léopold Eyharts à son bord.
Une semaine. Il s’en est fallu d’une semaine pour que l’astronaute français « Léo », comme l’appelle ses camarades de vol, puissent vivre l’amarrage du vaisseau Jules Vernes en live. Malheureusement, le jeu des rotations oblige, Léopold Eyharts sera au sol quand le premier exemplaire du vaisseau cargo européen s’accouplera à la Station. Néanmoins, l’astronaute français a mené une mission en tous points exemplaire : l’arrimage du laboratoire Colombus à la Station Spatiale Internationale et son activation. Il est à présent remplacé par son confrère américain Garret Reismann qui restera à bord jusqu’au mois de juin.
Ce premier trimestre qui vient de s’écouler à bord de la Station Spatiale Internationale (ISS) a permis de modifier sa configuration avec l’adjonction de Colombus et du premier module du laboratoire Kibo. Durant cette dernière mission, les astronautes de STS-123 ont mis en place sur l’ISS le robot canadien Dextre. Il s’agit d’une structure d’environ 1,5 tonne permettant de réaliser certaines opérations qui nécessitaient au préalable une sortie dans l’espace. Grâce à ses deux bras, qui lui donnent une souplesse accrue, Dextre peut enlever et remplacer de petits composants à l’extérieur de la station, là où une manipulation de précision est requise. Cette mission s’est déroulée de manière quasi-parfaite et à entendre les paroles d’au revoir de Peggy Whitson, commandant de l’Expédition 16, cette mission est pratiquement un sans-faute si ce n’est l’indisposition de Hans Schlegel pour sa première sortie dans l’espace. Et cela continue.
Kibo : acte II
Comme le précise notamment le blog www.spatialpourtous.com, la première partie de Kibo – le Logistic Module (LM) se trouve temporairement posé sur le module Harmony. Le module principal du laboratoire japonais devrait être arrimé au mois de mai prochain. Dès lors, le LM (à ne pas confondre avec ce bon vieux module lunaire bien entendu), sera accroché à la partie japonaise de la Station. Pour cela, il faudra attendre le mois de mai prochain et la mission STS-124 commandée par Mark Kelly. Ce vol, qui comprendra notamment deux sorties dans l’espace, verra l’envoi de la seconde partie du laboratoire japonais Kibo qui sera accroché au module Harmony. Il s’agira de la dernière mission de la navette spatiale d’ici le mois d’août. Le prochain vol (STS-125) sera la dernière mission d’entretien du télescope spatial Hubble (HST). Il faut préciser que durant STS-123, les astronautes ont procédé à diverses procédures de réparations susceptibles de fournir une marge de manœuvre pour réparer le bouclier thermique si jamais un problème se présente. La navette ne sera en effet pas en mesure de rejoindre l’ISS, les astronautes devront réparer eux-mêmes si nécessaire. Mais depuis 2005, l’ensemble navette – SRB* - ET (External Tank : le réservoir extérieur) s’est toujours parfaitement comporté.
Antoine Meunier
Sources : www.nasa.gov / Agence spatiale canadienne
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Couverture Espace Magazine avec l'aimable autorisation d'Olivier Sanguy
*SRB : Solid Rocket booster, les deux propulseurs à poudres de la navettes.
A lire
Dans son dernier numéro Espace Magazine consacre une édition spéciale à la navette spatiale et revient en détails sur la genèse du programme. Avec de nombreuses photos et reportages. On retiendra, entre autres, l’interview de Mark Polanski, qui commandera en avril 2009 la mission STS-127 vers la station pour acheminer le troisième et dernier élément du laboratoire japonais Kibo.
Les travaux de mise en place du module Kibo ont commencé hier soir sur l’ISS. Une mission d’une durée totale de seize jours pour l’équipage de la navette spatiale Endeavour.
A bord de la Station, le planning de travail s’annonce tout aussi chargé que pour le vol STS-122 d’Atlantis qui a vu l’accrochage du module Colombus au début du mois dernier. Bref, le rythme ne faiblit pas. A croire que la cloche qui a accueillit l’équipage d’Endeavour avant-hier soir a donné le ton. Il n’en est rien. Il s’agit en fait d’une tradition empruntée à la marine mais qui traduit finalement bien ce qu’est la Station Spatiale Internationale, un bateau céleste mesurant quand même la taille d’un terrain de football et qui n’a pas encore terminé de s’agrandir. La pose du laboratoire japonais Kibo se fera en trois fois et en fera le plus important complexe scientifique de la station.
Au programme de la mission, cinq sorties extravéhiculaire sont prévues dont l’une doit permettre de mettre au point une technique pour réparer le bouclier thermique afin de préparer la navette à la dernière mission de maintenance du télescope spatial Hubble qui aura lieu à l’automne prochain. En effet, il faut préciser qu’en cas de problème les astronautes de ce vol seraient obligés d’assurer eux-mêmes les réparations et ne pourraient pas rejoindre la Station Spatiale qui se trouve sur une autre orbite.
Sortie nocture
Par ailleurs, et c’est une bonne nouvelle, le lancement de mardi matin n’aurait causé aucun dégât sur l’orbiteur. Toutefois, les photographies de la navette prises depuis le décollage restent encore minutieusement examinées par l’Agence spatiale américaine afin d’écarter le moindre risque. Pour l’heure, les astronautes ont commencé le travail puisqu’une sortie dans l’espace a déjà été effectuée cette nuit par Rick Linnehan et Garrett Reisman afin de préparer l’installation du premier composant du laboratoire japonais Kibo. De leur côté, le commandant d’Endeavour, Dominic Gorie et le spécialiste de mission Tako Doi, commandaient le bras robotique de la navette pour manipuler le JLP (Japanese Logistics Module – Pressurized section) en vue de son raccordement à l’ISS. A cela, viendra également s’ajouter la pose du bras robotique canadien Dextre qui permettra de conduire des opérations à l’extérieur de la Station Spatiale. Pour accomplir la totalité de leur mission, la dizaine d’astronautes dispose d’une dizaine de jours. Pour sa part, Léopold Eyharts ne devrait finalement pas assister à l’arrivée du Jules Vernes puisqu’il doit redescendre avec Endeavour à l’issue de cette mission.
Antoine Meunier
Sources : www.nasa.gov / www.yahoo.fr
Photos : Nasa TV
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Avec la mission STS-123 et l’ATV partis respectivement cette nuit et avant-hier, c’est la première fois que deux vaisseaux volent ensemble pour rejoindre la Station Spatiale Internationale. Rarement un trafic spatial aura été aussi intense.
Avec la navette Endeavour et le vaisseau ATV Jules Vernes, nous avons donc deux vaisseaux actuellement en route vers l’ISS. Bien que parti en premier le vaisseau cargo européen accostera le complexe orbital en second, en principe le 3 avril prochain. Pour sa part, l’orbiteur emmène dans sa soute le premier élément du laboratoire japonais Kibo qui se divise en trois parties. Au cours de cette mission, Endeavour a emporté le Module Logistique d’expérimentation d’une taille de 3,9 et d’une masse de 4,2 tonnes. Le cylindre principal sera acheminé en mai prochain par la navette Discovery. Cette partie du laboratoire japonais est dotée d’un système de télémanipulation. Le dernier composant de Kibo sera, quant à lui, arrimé à la Station en mars 2009. Ce laboratoire représente un budget de 2,8 milliards de dollars pour le Japon. Le rendez-vous entre Endeavour et la Station doit avoir lieu demain à 3h28 GMT. Ajoutons qu’il s’agit de la mission la plus longue pour la construction de l’ISS (seize jours pour l’orbiteur dont onze accosté à la Station). Une semaine plus tard viendra le tour de l’ATV de s’arrimer enfin au grand Meccano spatial.
Le long voyage de Jules Vernes
Actuellement à 260 kilomètres sur une orbite plus basse, le vaisseau européen attend patiemment son tour. Ce vaisseau a des capacités trois fois supérieures à celles du Progress russe (cf. LCS N°98). Outre son rôle de transport de fret, il aura pour mission de rehausser l’orbite de la station. A ce jour, l’Agence spatiale européenne (ESA) a commandé cinq ATV mais le contrat cadre signé avec l’agence porte sur neuf unités. L’importance d’un transporteur à capacité accrue risque donc de se faire sentir dans les prochaines années pour transporter du matériel scientifique sachant que la navette s’arrêtera de voler en 2010. L’Europe est dans la course et joue ses cartes avec Colombus et l’ATV (tout comme le Japon d’ailleurs) ce qui est une bonne chose. Des modules étrangers sont arrimés à la Station Spatiale Internationale, ce qui lui donne véritablement son caractère « international ». En cette année 2008, qui célèbre le demi-siècle d’existence de la NASA, voici que se concrétise enfin un effort de collaboration internationale dans l’espace.
Antoine Meunier
Sources : www.nasa.gov / www.esa.int / www.yahoo.fr
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Addendum
Et oui La Chronique Spatiale fête son 100ème numéro. Ce blog qui a un peu plus d’un an d’existence a bénéficié de quelques coups de pouces. Notamment, ceux d’Olivier Sanguy, rédacteur en chef d’Espace Magazine, Richard Morisan, webmaster d’astroplanetes.net et d’Olivier Poch webmaster du Réseau Martien. Qu’ils en soient tous les trois remerciés.
Par ailleurs, au cours des mois de janvier et février 2008, le nombre de connexions sur LCS a plus que doublé. Un grand merci à tous les lecteurs.
Après le président Sarkozy qui plaide pour un programme international d’exploration martienne, la chancelière Angela Merkel s’est adressée aux astronautes à l’issue de leur seconde sortie dans l’espace, ce mercredi.
Incontestablement, cette année 2008 marque un important virage pour l’Europe spatiale et ses deux principaux acteurs : la France et l’Allemagne. Le raccordement réussi de Colombus à la Station ouvre une nouvelle ère. Même si l’on a critiqué depuis une décennie les dérives budgétaires de ce grand laboratoire spatial qu’est l’ISS, il offre désormais une fenêtre sans pareil sur l’espace mais également une certaine autonomie pour le Vieux continent car le module Colombus sera géré par un centre de contrôle basé à Oberpfaffenhofen et dépendant du Centre aérospatial allemand (DLR) donc une gestion européenne de Colombus. Et à ceux qui en douteraient, la science aura toute sa place. Ainsi, quatre expérimentations démarreront immédiatement après l’activation du module avec notamment le Biolab « European Physiology Module » (EPM) qui a été conçu pour les projets de médecine humaine. Pas question de perdre du temps. Le planning de Hans Schlegel mais surtout celui de Léopold Eyharts s’annonce très bien remplie jusqu’à la fin du mois de mars.
Bientôt le Japon
Alors que le premier ATV s’annonce, il faut également compter avec l’arrivée du Japanese Experiment Module (JEM) qui doit, à son tour, être greffée à l’ISS le mois prochain. Il sera expédié en orbite par la mission STS-123. Ce vol sera commandé par Dominic L. Gorie, commandant sur STS-108 en 2001 et titulaire au total de trois missions à bord de la navette spatiale. STS-123 aura pour objectif de livrer le Japanese Experiment Logistics Module – ou JLP. Combiné avec une seconde section pressurisée, ils formeront le module Kibo. L’ensemble des équipements japonais sera livré au cours de trois missions. Pour l’astronaute Tako Doï, spécialiste de mission sur STS-123 « avec cette mission, le vrai programme spatial humain du Japon peut commencer. »
Avec Colombus, ce mois-ci, Kibo dont les éléments seront acheminés en deux vols, la Station Spatiale Internationale revêt désormais son identité. L’Europe et le Japon peuvent désormais revendiquer une place de choix, même si les Etats-Unis sont encore majoritaires.
Antoine Meunier
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L’astronaute Hans Schlegel aurait du effectuer cette sortie dans l’espace mais une indisposition l’en aura empêché. Ce sont finalement ces collègues Stan Love et Rex Walheim qui auront procédé à l’amarrage du laboratoire Européen à 350 kilomètres d’altitude
Prenez un homme, surentraînez le pendant plusieurs années, faîtes le répéter au sol tous les gestes qu’il devra effectuer dans l’espace, vous ne pourrez jamais prévoir qu’il sera malade au moment de sa mission. C’est pourtant ce qui s’est produit avec Hans Schlegel mais la NASA n’a pas précisé ce qui a affecté l’astronaute allemand. On peut supposer qu’il s’agit du fameux « Mal de l’espace » qui a déjà rendu malade par le passé plusieurs de ses collègues. Ce fut notamment le cas de Franck Borman, commandant d’Apollo 8, qui fut pris de vomissements au cours du voyage qui l’emmena en orbite lunaire il y a quarante ans. Plus récemment, en 1992, ce fut le journaliste de la chaîne japonaise TBS qui séjourna une semaine à bord de la station Mir et vécut un véritable suplice en usant jusqu’à 80 sacs vomitifs par jour. Mais revenons aux choses sérieuses. Hans Schlegel va mieux, c’est l’essentiel mais c’est finalement Stan Love qui l’a remplacé pour cette sortie. Il a été accompagné par Rex Walheim. Précisons quand même que l’équipe de soutien médical de l’ESA a fait savoir que l’état de santé n’autorisait pas une marche spatiale.
Une ballade de presque huit heures
Avoir un astronaute malade dans un scaphandre pourrait avoir effectivement des conséquences dramatiques donc c’est le bon sens qui prévaut. Toutefois, l’équipage revenant le 19 février, les médecins ont déclaré qu’il y avait de bonnes chances que Schlegel réalise sa sortie.
Dans l’immédiat, cette première sortie s’est déroulée sous la direction de Peggy Whitson, actuel commandant de l’ISS et de Steve Frick, commandant du vol STS-122. Love et Walheim ont passé presque huit heures dans l’espace pour raccorder Colombus au module Harmony. Une sortie rendue plus difficile puisque les astronautes ont démarré le travail alors que l’ISS se trouvait dans la face nocturne de la Terre. La prochaine sortie aura lieu mercredi, elle sera effectuée mercredi prochain par Walheim et, si tout va bien, Hans Schlegel pour installer des équipements scientifiques sur Colombus. Normalement, l’astronaute français Léopold Eyharts devrait pouvoir ouvrir aujourd’hui l’écoutille du laboratoire européen. Un moment que les responsables de l’ESA attendent avec impatience, ce qui est largement compréhensible compte tenu des retards subi par le programme.
La prochaine étape de la construction de la Station devrait avoir lieu en mars avec la livraison du laboratoire japonais Kibo lors de la mission STS-123. On ne peut désormais plus reprocher à l’ISS de ne pas être Internationale.
Antoine Meunier
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La navette spatiale Discovery s’est envolée aujourd’hui depuis le Centre Spatial Kennedy (KSC) avec sept astronautes à son bord. C’est Pamela Melroy qui commande l’avant-dernière mission de l’avion spatial pour 2007.
Avec Peggy Whitson qui dirige l’Expedition 16 à bord de l’ISS, c’est la première fois que deux missions spatiale sont simultanément confiées à la gente féminine par la NASA. Soulignons cependant qu'Eileen Collins avait été la première femme à commander une navette spatiale en 2005, mais elle a aujourd’hui quitté la NASA. Pamela Melroy est donc aujourd’hui la seule au Bureau des astronautes à détenir cette qualification. Cette jeune retraitée de l’Air Force depuis cette année, avec le grade de colonel, est titulaire de 5 000 heures de vol sur 45 types d’appareils différents et a notamment participé aux opérations Bouclier du Désert et Tempête du Désert en Irak durant la première Guerre du Golfe. Sélectionnée par la NASA en 1994, Pamela Melroy a volé pour la première fois en 2000 en tant que pilote lors du vol STS-92 puis une seconde fois deux ans plus tard, durant la mission STS-112. Pour l’anecdote, il s’agissait à l’époque de la toute première mission à utiliser une caméra sur le réservoir central destinée à fournir des informations aux contrôleurs de vols.
Installation du module Harmony
Une mission qui semble s’annoncer sous les meilleurs hospices mais il y a quelques semaines, de minuscules craquelures sont apparues sur trois des 44 panneaux de protection thermique des bords d’attaques de l’orbiter. Aussi, l’organisme indépendant chargé de la sécurité à la NASA a recommandé un report de deux mois dans la mission afin que l’on puisse remplacer les panneaux en question. Mais cela aurait entraîné un nouveau décalage dans le calendrier de la Station Spatiale Internationale (ISS). Lorsque la navette pénètre l’atmosphère terrestre au cours de la rentrée, la vitesse dépasse plus de 20 fois celle du son et la température peut atteindre les 1 600 degrés sur les bords d’attaque des ailes. De toute manière, les inspections du bouclier thermique sont effectuées uniquement une fois la navette spatiale en orbite terrestre. Depuis la perte de Columbia en 2003, la NASA inspecte à la loupe la protection thermique de ses trois navettes restantes. Mais la sécurité des équipages est restée la préoccupation permanente depuis la mission RTF (justement commandée par Eileen Collins). La NASA ne peut donc se permettre de jouer à pile ou face, surtout pour un vol concernant l'assemblage l’ISS et donc ses partenaires européens.
Rappelons que cette mission est cruciale puisqu’elle permettra la livraison du module Harmony, un cylindre de 14,3 tonnes fabriqué en Italie, qui permettra de relier le laboratoire Columbus et le JEM* pour donner au complexe orbital sa forme presque définitive. C'est l'astronaute italien Paolo Nespoli qui participera à son installation au cours de trois des cinq EVA programmées pendant le vol. Depuis l’installation du compartiment d’amarrage russe Pirs, cela faisait six ans qu’un module habitable n’avait pas été relié à la Station spatiale.
Antoine Meunier
Sources : www.nasa.gov / www.yahoo.gov
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Suivez la mission STS-120 sur Nasa TV à www.nasa.gov
* JEM : Japanese Experiment Module