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L’Agence spatiale américaine serait en négociations avec son homologue japonaise (JAXA) pour acheter un vaisseau de transport spatial rapporte le quotidien nippon Yomiuri.
Dans moins de deux ans maintenant, les navettes spatiales appartiendront au grand livre de l’Histoire spatiale. Après plus de 130 missions habitées en vingt-neuf ans, la NASA revient au système de capsule spatiale avec Orion dont le design rappelle celui des vénérables vaisseaux Apollo. Précisons cependant que ce système n’aura pas grand-chose à voir avec ces prédécesseurs des années 60. Mais comme ce remplaçant ne sera pas disponible avant 2015, l’administration spatiale américaine se devait de trouver une solution du moins pour l’acheminement du fret. Il semblerait que le Japon puisse fournir cette solution avec son transporteur, le HTV. Une solution dont le coût est estimée à environ 130 millions de dollars, toujours selon le quotidien japonais. A noter toutefois, que le site de la NASA n’a publié aucun commentaire sur le sujet.
Pas de précédent
Cependant, il est vrai que pour les Etats-Unis être absents de la scène spatiale sur une durée aussi longue (cinq ans) n’est pas une chose commune, surtout quand il va falloir dépendre de la Russie pour envoyer en orbite ses astronautes. Rappelons toutefois qu’entre l’arrêt définitif des vols Apollo et la mise en service de la première navette, il s’est écoulé huit ans (fin du programme Skylab), six si l’on inclut le vol historique Apollo-Soyouz de 1975. Mettre en chantier un programme spatial, ou aéronautique, exige du temps et de l’argent. L’Oncle Sam se tourne vers ses partenaires pour l'aider dans son rôle à bord de la Station Spatiale Internationale (ISS).
Si les négociations aboutissent, le Japon s’assure à son tour un moyen d’accès à l’espace, à l’image de l’Europe avec l’ATV. Ce qui lui permettrait vraisemblablement d'accroitre sa participation dans l'ISS (qui sera très probablement maintenue à poste jusqu'à la fin de la prochaine décennie). Pour le Japon, il y a donc là une opportunité unique à saisir. Désormais, avec l’émergence de nouveaux acteurs et de nouveaux matériels, la compétition pour l’accès l’espace n’est plus seulement politique, elle est aussi économique. Une question demeure toutefois : combien de temps s’écoulera avant la mise en service du HTV ? Comme nous l’avons évoqué plus haut, l’arrivée d’un vaisseau spatial exige du temps notamment dans sa mise au point. A ce titre, les premières études réalisées par la JAXA sur le véhicule de transfert remontent déjà à 1997. Selon le site de l’Agence spatiale japonaise, un premier lancement avec un modèle de démonstration est programmé pour l’été 2009. Le vecteur de lancement sera une fusée H-2B qui sera tirée depuis la base de Tanegashima. A terme, le rythme de lancement serait d’un tir chaque année.
Antoine Meunier
Sources : www.yomiuri.co.jp/dy/features/science/20080720TDY01305.htm / www.yahoo.fr / JAXA
Crédits photos : www.nasa.gov / JAXA
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Alors que la sonde Messenger vient de rapporter ses clichés rapprochés de la surface de Mercure, l’Agence Spatiale Européenne et EADS Astrium viennent de signer le contrat pour la construction de la sonde qui devrait s’élancer dans l’espace dans cinq ans.
Avec la visite réussie de Messenger cette semaine, la première planète du Système solaire revient au centre des préoccupations spatiales. Depuis Mariner 10 en 1975, Mercure n’était pas mise de côté puisque les astronomes l’avaient observé depuis le sol. Désormais, si tout se déroule normalement, deux sondes l’auront observé d’ici la fin de la prochaine décennie. Ainsi, BepiColombo devrait entamer un voyage de six ans vers la plus proche planète du Soleil avec un départ programmé en août 2013 avec une fusée Soyuz Fregat.
Cette sonde sera composée de trois modules. Tout d’abord, l’orbiteur européen, le Mercury Planetary Orbiter (MPO) qui sera doté de onze équipements scientifiques. Sa mission : explorer la planète pendant au moins une année depuis l’orbite polaire pour en réaliser une cartographie complète. De son côté, le Mercury Magnetospheric Orbiter (MMO) qui sera mis au point par l’Agence spatiale japonaise (JAXA), devra se consacrer à l’étude du champ magnétique de Mercure. Enfin, il y a le module de transfert, d’une masse de 3 tonnes, qui emporte les deux sondes pendant le long voyage.
Phases de vol
Envoyer un engin vers Mercure est un véritable défi compte tenu de la proximité de la fournaise du Soleil. Afin de résister à la chaleur, une nouvelle protection isolante composée de couches de fibres de verre, de feuilles de titane et de fibres céramiques devrait être développée, ainsi qu’un radiateur qui rejettera dans l’espace la chaleur accumulée à l’intérieur de la sonde. De plus, le vaisseau devrait être doté de panneaux solaires spéciaux capables de fournir une alimentation en énergie à des températures dépassant les 250 degrés Celsius. Voilà pour les protections. Concernant la propulsion, la sonde BepiColombo va, comme Messenger avant elle, utiliser l’assistance gravitationnelle. En effet, l’aide de la Lune et de Vénus est prévue pour fournir suffisamment de vélocité à l’engin durant son périple de six ans vers le Soleil. Si la mission Messenger a notamment pour but de rechercher de la glace enfoui dans les profondeurs de Mercure, la future sonde européenne doit poser plusieurs questions dont l’évolution d’une planète qui s’est formée à proximité « rapprochée » de son étoile comme l’indique le communiqué publié sur le site de l’ESA.
Que ce soit avec New Horizons qui explorera la Ceinture de Kuyper à la frontière du Système solaire ou avec BepiColombo près de Mercure, la fin de la prochaine décennie annonce des découvertes passionnantes.
Antoine Meunier
Sources : Astrium / www.esa.int
Photos : Astrium / www.esa.int / www.nasa.gov
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Lancée le 14 septembre, la sonde japonaise Kaguya se porte comme un charme et s’est placée avec succès en orbite autour de l’Astre des nuits la semaine dernière. Le Japon prend donc une légère longueur d’avance dans cette nouvelle course à la Lune.
Arrivée depuis jeudi dernier autour de la Lune, la sonde doit progressivement circulariser son orbite pour se rapprocher à une centaine de kilomètres d’altitude d’ici le 19 octobre. Les japonais viennent de prendre la tête de cette nouvelle course à la Lune (cf.LCS N°48) avec cette mission qui promet d’être ambitieuse puisque Kaguya doit larguer, dans les prochains jours, deux petits satellites non motorisés suivant un mécanisme encore inédit. Le premier servira à mesurer le champ de gravité de la Lune et le second, c’est une première, servira de relais pour assurer les transmissions lorsque la sonde passera du côté de la face cachée de notre satellite. En effet, pour la première fois, des données seront transmises alors qu’un engin spatial se trouve de l’autre côté de la Lune. Comme nous l’avions également évoqué, la cartographie est également au programme de la mission ainsi que la répartition des minéraux.
Commencent en décembre
Toutefois, comme pour toute mission spatiale (ce fut le cas pour Corot, par exemple), il faut effectuer une série de tests de validation sur les quinze instruments de mesure. Ainsi, la mission de Kaguya ne devrait réellement démarrer qu’au mois de décembre pour une durée d’un an. Rappelons que parmi les objectifs de cette mission figure la recherche d’un emplacement idéal pour une future base lunaire habitée. De plus, les chercheurs japonais aimeraient bien confirmer ou infirmer la présence d’eau glacée aux pôles lunaires. Une ressource qui serait bien utile aux futurs explorateurs lunaires qui seront présent sur le sol sélène à partir de 2025. D’un coup estimé à 355 millions d’euros (55 milliards de Yens), la mission Kaguya est particulièrement ambitieuse et se place en pôle position devant la Chine, l'Inde et les Etats-Unis dans cette nouvelle course à la Lune. Un bémol cependant, le lanceur Ares V américain, n’est pas encore voté au budget de la NASA…
Antoine Meunier
Sources : www.jaxa.com
Photos : www.jaxa.com / www.nasa.gov MSCF
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