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D’ici le début de l’automne prochain, la Chine lancera son troisième vaisseau spatial habité soit fin septembre ou bien début octobre prochain.
Une chose est sure, les nouvelles sont distribuées au compte goûte. Ce que l’on sait c’est que le futur vaisseau Shenzou VII devrait emmener trois taïkonautes à son bord juste après les Jeux Olympiques de Pékin. Le directeur du centre de lancements de Jiuquan (d’où sont partis les missions Shenzou V et Shenzou VI en 2003 et 2005) Zhang Yulin a confié que « les préparatifs de la mission sont en cours et nous avons confiance en son succès » au cours de la 11ème Assemblée populaire nationale. Il s’agit du Parlement chinois. Second point, une sortie dans l’espace doit être effectuée durant ce vol. Afin de procéder à la construction d’une station, la maîtrise de cette technique peut s’avérer en effet indispensable.
Troisième point, le vaisseau larguera un petit satellite d’inspection destiné à contrôler ses performances. Enfin au centre spatial de Jiuquan, on a développé des simulateurs pour la formation. Voilà pour les faits.
L’art du secret
On n’en saura pas plus ! La Chine annonce son troisième vol habité et c’est déjà un événement considérable en soi. A côté, les lancement des navettes spatiales américaines font figure de superproductions hollywoodiennes. Rappelons qu’en neuf ans, la Chine n’a procédé qu’à seulement deux vols habités alors que la Station Spatiale Internationale recevra sa 17ème rotation depuis 2000.
Mais de son côté, il est très vraisemblable que la Chine ne souhaite pas brûler les étapes. La mise en service d’un complexe orbital demande du temps et il est évident que le futur laboratoire spatial chinois ne sera pas de la taille de l’ISS. Il est aujourd’hui admis que l’espace est une priorité stratégique de la patrie de Mao. Selon l’ouvrage de Philippe Coué, La Chine veut la Lune parut l’an dernier*, cette future station s’apparente aux anciennes stations Almaz soviétiques de la Guerre Froide et sa masse atteindrait les vingt tonnes. Et à plus long terme, la Chine souhaiterait déposer un homme sur la Lune d’ici 2020. En aura t’elle les moyens ? Il lui faudra déjà disposer de son lanceur lourd Longue Marche 5 afin d’assembler un train spatial. Ce qui est une autre histoire, car de multiples variables restent encore à maîtriser. La première sera celle de maîtriser la marche dans l’espace, une mission qui incombera aux trois taïkonautes du vol Shenzou VII.
Antoine Meunier
Sources : www.afp.com / www.xinhuanet.com
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*Paru chez A2C Médias (2007)