11 posts tagged “hubble”
C’est donc parti pour une dernière visite. La navette Atlantis a parfaitement décollé depuis le centre spatial Kennedy (KSC) en Floride à 20h01 (heure française) avec pour objectif le télescope spatial Hubble, en orbite à 560 kilomètres d’altitude.
Cette mission de maintenance du HST ferait presque oublier que deux navettes spatiales attendaient sur le pas de tir de Cap Kennedy. Il y avait bien sur Atlantis, qui va rallier Hubble et le remettre à neuf pour lui permettre de rester à poste, en théorie pour une durée de vie supplémentaire d’environ cinq ans, et il y avait Endeavour. Le second orbiteur se tient en effet prêt à venir en aide à l’équipage du premier si un problème survenait. Quatre astronautes composent cet équipage de réserve qui se tient prêt à être lancé dans la semaine (le temps de changer STS-400 de pas de tir pour le positionner sur le PAD 39 A) pour cette éventuelle mission de sauvetage. Commandé par Chris Ferguson, cet équipage a volé durant la mission STS-126. Dans l’hypothèse ou le second orbiteur devrait intervenir, les deux navettes viendraient se positionner dos à dos, en utilisant le bras robot, et l’équipage d’Atlantis évacuerait ensuite vers Endeavour en trois temps. On se retrouverait donc avec onze personnes dans le même astronef.
Déjà en 1973
Une situation inédite ? Pas tout à fait car il y a trente-six ans, un plan du même ordre fut mis au point pour ramener l’équipage de Skylab 3 qui connut de sérieux problèmes avec le vaisseau Apollo. On songea donc à envoyer un vaisseau capable d’accueillir cinq personnes. Ce plan ne fut finalement pas utilisé. Tout est donc mis œuvre pour assurer la sécurité des astronautes qui évolue sur une orbite plus importante que celle de l’ISS. Ces derniers vont consacrer les dix jours de la mission à cinq sorties dans l’espace qui comportent, entre autres, le remplacement de gyroscopes, l’installation de nouveaux instruments (cf. LCS N°150) scientifiques pour étendre les capacités du télescope, ou encore, la mise en place de protections thermiques. Le dernier rendez-vous avec le télescope spatial Hubble, en orbite depuis 1990, et une navette aura lieu mercredi.
Antoine Meunier
Photos et sources : NASA
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© La Chronique Spatiale (2009)
Initialement programmée en octobre 2008, cette cinquième mission de maintenance du télescope spatial Hubble (HST) devrait décoller, si tout va bien, lundi prochain.
C’était devenue une habitude depuis la reprise des vols en 2005, les navettes ne ralliaient plus que l’ISS, depuis les deux vols de qualification de 2005 et 2006 après la perte de Columbia en 2003. Mais, outre son habituelle mission de livraison de fret vers la Station spatiale, c’est oublier que l’orbiteur peut également mener des tâches de réparation d’un satellite. Avec STS-125, Hubble va donc subir sa toute dernière remise à neuf. Pour ce faire, les astronautes vont donc rejoindre le vénérable engin sur une orbite d’environ 600 kilomètres d’altitude. En cas de problème, il leur sera cependant impossible de rejoindre la Station spatiale qui croise sur une orbite inférieure (environ 400 kilomètres). Cette mission permettra, entre autres, l’installation du COS ou Cosmic Origins Spectrograph. Cet instrument scientifique offrira la possibilité de restaurer certaines possibilités du télescope spatial.
Une caméra à grand champ
Avec ce nouvel instrument, il sera possible de mesurer la structure et la composition de la matière concentrée dans ce que les scientifiques appellent la « Toile Cosmique ». Un second instrument viendra renforcer les capacités de Hubble : la WCF 3 (Wide Field Camera, une caméra à grand champ qui étudiera, entre autres les galaxies lointaines.
Pour cette cinquième et dernière visite de contrôle, la NASA a choisi Scott Altman (dont c’est ici la quatrième mission et qui a dirigé le vol STS-109 vers le télescope spatial en 2002). Parmi les autres membres de cet équipage qui compte sept personnes dont une femme, l’astronaute John Grunsfeld, déjà vétéran de quatre vols spatiaux, était probablement parmi les mieux placés pour ce vol puisqu’il a volé en décembre 1999 sur STS-103 pour installer, entre autres, de nouveaux gyroscopes sur Hubble. Et sur STS-109, en 2002, il a réalisé trois EVA vers le télescope spatial. Comme son collègue Mike Massimino, qui a réalisé deux marches dans l’espace sur la même mission. Au total, cinq sorties d’environ six heures et demie dans l’espace sont prévues pour installer les différents composants. Pour sa part, Megan Mac-Arthur, dont c’est le baptême de l’espace aura la délicate tâche de manipuler le bras robot de la navette Atlantis.
Prévue depuis plus de deux ans, cette mission devrait permettre à Hubble de fonctionner jusqu’en 2014. De quoi fournir des images encore plus spectaculaires de l’Univers avant que le futur James Webb Space Telescope (JWST) ne soit, en principe, lancé en 2013 par une fusée Ariane V ECA.
Antoine Meunier
Sources : NASA
Photos : NASA
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*SM : Servicing Mission (Mission d’entretien). Quatre vols de remises à niveau du télescope spatial ont déjà eu lieu en 1993 (STS-61), 1997 (STS-82), SM3A en 1999 (STS-103) et SM3B en 2002 (STS-109).
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Après quatre reports successifs, la navette Discovery doit s’élancer ce soir pour une mission de deux semaines en direction de la Station spatiale Internationale.
La reprise des vols du Shuttle se faisait attendre depuis le 12 février, mais il fallait résoudre le problème des valves de pressurisation du réservoir d'hydrogène liquide. Le temps de résoudre le problème, les sept astronautes, dont un Japonais, emmenés par Lee Archambault, doivent acheminer l’ultime section de panneaux solaires (S6) de l’ISS. Le tout dernier jeu de panneaux solaires permettra au complexe orbital de fonctionner sur sa puissance électrique optimale. Quatre marches spatiales de presque sept heures sont programmées pour accomplir ce délicat travail. L’installation de ces panneaux solaires est absolument essentielle pour accueillir trois personnes supplémentaires lors de la rotation d’équipage suivante et permettre à la station de passer ainsi, de trois à six personnes dans des conditions optimales. Ces panneaux solaires fourniront également les besoins nécessaires en énergie pour la bonne marche des expériences scientifiques des modules européen Columbus et japonais Kibo. L’ensemble des panneaux solaires de la Station spatiale pourra générer une énergie d’une valeur comprise entre 84 et 120 kilowatts, soit suffisamment pour alimenter les besoins en électricité d’une quarantaine de maison.
Toutes les conditions réunies
La navette Discovery doit décoller en principe à 21h20, heure locale, sous une météo idéale avec 90 % de conditions favorables, ont indiqué les responsables météos du centre spatial Kennedy (KSC). En cas de problème pendant la phase d’envol, trois sites restent prévus pour un atterrissage d’urgence, localisés à Istres (France), Moron et Saragosse (Espagne), qui disposent également d’une météo idéale. Parmi l’équipage se trouve l’astronaute japonais Koichi Wakata qui va remplacer Sandra Magnus, arrivée avec le vol STS-126 en novembre dernier. STS-119 constitue la 28ème mission d’assemblage de la Station spatiale internationale. Avant le retrait du service actif des navettes, programmé l’an prochain, il reste encore huit vols sur le calendrier. La prochaine mission aura lieu en mai prochain, en principe, en direction du télescope spatial Hubble pour son ultime visite de maintenance.
Antoine Meunier
Dernière minute : Cinquième report pour la navette
En raison d’une fuite d’hydrogène, décelée au
moment du remplissage du réservoir extérieur, alors que les astronautes n’avaient
pas encore pris place dans l’orbiteur, la mission vient d’être retardée par l’agence
spatiale américaine. La NASA espère désormais un lancement pour demain soir. En
cas de problème, l’administration spatiale américaine dispose d’une fenêtre qui
se referme lundi prochain. Sinon, il faudra attendre avril pour réunir toutes les conditions optimales de tir.
Sources : Associated Press
Sources : NASA / AFP
Photos : NASA
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© Antoine Meunier (2008 – 2009)
Deux satellites se sont percutés mardi 10 février, ce qui a crée un nuage de débris dans l’espace.
C’est une première mais qui traduit bien ce qu’est devenu l’orbite basse terrestre : une autoroute sérieusement encombrée car sur les 6 000 satellites envoyés dans l’espace depuis Sputnik I en 1957, 3 000 sont encore actifs. La collision survenue la semaine dernière, entre le satellite Iridium-33 de la constellation du même nom et l’engin Cosmos-2251, à 800 kilomètres d’altitude, n’a donc en soit rien de surprenant. Mais le plus important est que le choc a produit une constellation de débris susceptible d’évoluer entre 500 et 1 300 kilomètres d’altitude, ce qui pourrait présenter un risque pour les objets se trouvant vers ces orbites. C’est le cas notamment de Hubble, le télescope spatial évolue en effet sur une orbite plus haute (environ 650 kilomètres) que celle de la Station spatiale internationale (ISS) qui se situe environ à 400 kilomètres d’altitude.
Transmission accrue de l’information
Hasard ou non, l’Agence spatiale européenne vient de lancer un programme destiné à surveiller les débris spatiaux qui polluent la proche banlieue, pardon la périphérie de la Terre afin de prévenir de futures collisions entre objets spatiaux. Ce programme a été prévu en janvier bien avant celle des satellites Iridium et Cosmos. Baptisé Space Situational Awareness, il est doté d’une enveloppe de 50 millions d’euros et doit permettre de répertorier les quelques 13 000 objets qui tournent au-dessus de nos têtes. Car en plus des satellites, il faut également y ajouter les étages des fusées porteuses. L’accident de la semaine dernière «…nous a montré que nous devons en faire beaucoup plus. Nous devons recevoir beaucoup plus de données précises afin de prévenir de nouvelles collisions », a indiqué à l’agence Associeted Press, Jean-Pierre Kaufeler, spécialiste des débris à l’ESA. Dans l’immédiat, il faut donc renforcer encore et toujours les dispositifs de surveillance. Jean-Pierre Kaufeler a précisé que les relevés actuels « ne sont pas assez précis » et qu’il faut encore plus d’information. A ce sujet, une réunion d’experts se tiendra cette semaine à Vienne sur les moyens d’éviter qu’un tel accident ne se reproduise et la question devrait être à l’ordre du jour de la Cinquième conférence européenne sur les débris spatiaux de l’ESA en mars prochain.
Voici désormais un problème que les grandes agences spatiales ne peuvent plus ignorer car tôt ou tard, il finira par se reproduire. Si un « grand ménage » est bien sur exclu, car à terme même les orbites de parking risquent de se retrouver encombrées, il faudra bien un jour faire en sorte que notre orbite terrestre ne ressemble plus au boulevard périphérique d’une grande ville… ! Mais quelle est la solution pour que le ciel ne soit plus bouché ? La réponse ne semble pas encore trouvée.
Antoine Meunier
Sources : Associated Press / NASA / The Planetary Society/Dan Deak
Photos : The Planetary Society / NASA
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En raison de problèmes techniques, la NASA a annoncé la semaine dernière qu’elle reportait le lancement du rover Mars Science Laboratory de deux ans.
Décidément, la recherche d’une vie sur la planète Rouge devient problématique aussi bien pour l’ESA et la NASA. Malgré des problèmes techniques, l’agence spatiale américaine avait pourtant annoncé au mois d’octobre qu’elle ferait tout pour lancer Mars Science Laboratory lors de la fenêtre de 2009. Mais entre la communication d’entreprise et les difficultés techniques, il y a un rappel à la réalité que la NASA a été forcée de ne pas ignorer. Concrètement, l’agence est en effet confrontée à un gros problème venant des actionneurs. Ce sont les moteurs et transmissions qui seront utilisés pour animer notamment les roues et le bras du rover, dont le coût est passé de 2,3 milliards de dollars contre « seulement » 1,6 milliard, il y a deux ans. La firme Aeroflex, retenue en 2006 par la NASA comme sous-traitant, qui conçoit ces actionneurs rencontre en effet de grosses difficultés dans leur développement. Une centaine de ces pièces, essentielles pour la mission, doit être livrée à Pasadena, mais seulement une trentaine seront finalement installée sur le rover, et à l'heure actuelle aucune n'est arrivée. Il apparaît donc difficile qu’un lancement puisse se dérouler de manière optimale. L’un des administrateurs de l’Agence spatiale américaine déclarait d’ailleurs à propos de l’enjeu que représente MSL : « L’échec n’est pas envisageable… »
Quelques mois de délai supplémentaire
Si la facture va augmenter pour ce rover, qui se veut le digne successeur de Spirit et Opportunity, il n’en demeure pas moins que le délai nécessaire pour résoudre les problèmes ne se chiffrent pas en années mais en mois. Et compte tenu des lois de la mécanique céleste, la planète Rouge ne sera plus en bonne position avant 2011, ce qui présage d’un atterrissage de Mars Science Laboratory dans les sables de Mars vers la mi 2012.
La NASA finit l’année de son Cinquantenaire avec plusieurs retards à la clé dans ses plannings de lancement notamment après le report de la dernière mission d’entretien du télescope spatial Hubble, désormais programmée en mai prochain et un lanceur Ares I-X dont le premier tir a glissé d’avril à octobre 2009. Mais pour garantir le succès, faut-il renoncer à la fiabilité du matériel ?
Antoine Meunier
Sources : www.planetary.org / www.nasaspaceflight.com
Photos : www.nasa.com
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© Antoine Meunier 2008
Endeavour s’est envolée impeccablement dans le ciel de la Floride hier soir. Sept astronautes étaient à bord pour la dernière mission d’assemblage de l’ISS de l’année.
A la dernière minute, le vol STS-126 a bien failli être annulé parce qu’un membre de l’équipe du pas de tir n’avait pas attaché l’encadrement d’une porte situé près de la navette. Fort heureusement, le problème a pu être résolu et cette mission, qui ne ressemble pas tout à fait aux précédentes, devrait pouvoir se dérouler sans problème. Avec quinze tonnes d’équipements soigneusement arrimés dans les soutes de la navette Endeavour, ce vol va désormais permettre de doubler les capacités d’accueil du gigantesque complexe qui plane au-dessus de nos têtes. A partir de 2009, six astronautes pourront désormais se relayer tous les six mois à bord du gigantesque meccano que constitue l’ISS. Aussi, pour en améliorer ses capacités, la navette emporte notamment le module pressurisé Leonardo (qui redescendra sur la Terre), deux nouvelles cabines destinées au couchage, un second sanitaire, deux nouveaux fours pour la nourriture, un réfrigérateur prévu pour le stockage des aliments ainsi qu’un congélateur et un four qui eux, seront destinés aux expériences scientifiques. Petite nouveauté, un système de recyclage d’urine en eau potable devrait être installé, ce qui préfigure vraisemblablement ce qui se fera sur la Lune et sur Mars lors des prochaines décennies. Lorsque le jour viendra, il sera en effet impossible d’emporter toute l’eau nécessaire à une personne pour une mission martienne. Par ailleurs, au cours de ces deux semaines de mission à bord de la station, quatre sorties dans l’espace sont programmées notamment pour nettoyer le système de rotation d’une des antennes de l’ISS.
Petit changement d’équipage
Dirigé par Christopher Ferguson, dont c’était le second vol après STS-115 en septembre 2006, STS-126 va permettre le remplacement de l’ingénieur de vol Greg Chamitoff qui va reprendre le chemin de la Terre après six mois de mission. C’est Sandra Magnus, dont c’est également ici la seconde mission après STS-112 il y a six ans, qui prend sa place.
Après deux jours de manœuvres orbitales, Endeavour doit s’arrimer dimanche à 22h13 GMT à la Station. Il s’agit de la 27ème mission d’assemblage de l’ISS depuis 1998. Prochain vol : le 12 février avec cette fois-ci la navette Discovery. La mission de maintenance du télescope spatial Hubble, initialement programmée en octobre devrait avoir lieu en avril.
Antoine Meunier
Sources : www.nasa.gov
Photos : www.nasa.gov / nasa / KSC
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La navette Discovery s’est envolée samedi soir à destination de la Station Spatiale Internationale. Six hommes et une femme composent l’équipage qui procèderont à l’arrimage de la seconde partie du module scientifique japonais Kibo.
Il y a toujours quelque chose d’émouvant à regarder la navette spatiale s’élever dans le ciel de Floride bien qu’aujourd’hui les vols spatiaux habités sont rentrés dans les mœurs. Pourtant, on ne peut rester insensible à la réalisation d’un tel exploit. Envoyer des hommes dans l’espace est vraisemblablement la chose la plus difficile qui soit et d’ici deux ans, la structure qui tourne au-dessus de nos têtes atteindra une masse d’environ 450 tonnes. Un exploit qui n’a d’égal que le programme lunaire. Afin de continuer la construction de ce grand meccano qu’est l’ISS, trois sorties sont prévues durant ce vol STS-124 qui durera deux semaines. Ce sont les astronautes Ron Garan et Mike Fossum qui réaliseront ces différentes EVA, nécessaires à l’arrimage du laboratoire japonais au cours des jours 4, 6 et 9 de la mission. Outre l’installation de Kibo, les équipages de la navette et de l’ISS doivent procéder à diverses tâches dont la mise en place d’équipements de télévision externes ou encore le remplacement d’un réservoir d’azote défectueux situé sur la poutre de la Station spatiale.
La structure la plus vaste
Avec l’arrivée de Kibo, la Station se dote de sa partie habitable la plus importante. D’une masse de presque 16 tonnes, le module mesure 11,2 m pour 4,4 m de diamètre et a coûté 2,8 milliards de dollars au Japon. Lorsqu’il disposera de tous ses équipements scientifiques, des études destinés notamment à l’étude de la médecine spatiale, la biologie, les biotechnologies ou encore l’observation de la Terre seront menées à bord. Il faut également ajouter que Kibo possède son propre bras robotisé (RMS) qui est capable de manipuler des charges pouvant atteindre une masse de 7 tonnes. Autre point important, Greg Chamitoff, dont c’est le premier vol, remplacera Garrett Reissmann à bord de l’ISS en tant que membre à part entière de l’Expedition 17. Chamitoff doit rester six mois à bord de la Station. Cette mission très chargée doit durer 14 jours avant l’atterrissage sur la piste du Kennedy Space Center (KSC). La prochaine mission de la navette sera dédiée à la maintenance du télescope spatial Hubble en octobre prochain (cf.LCS N°116).
Antoine Meunier
Sources : www.nasa.gov
Photos : www.nasa.gov
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Alors que Phoenix vient de brillamment réussir son atterrissage sur la planète Mars, la navette s’apprête à reprendre le chemin de l’espace pour acheminer le second segment du laboratoire japonais Kibo. Mais l’équipage de la Station Spatiale Internationale (ISS) connaît un embarras, heureusement sans gravité…
L’anecdote peut faire sourire mais à 350 kilomètres d’altitude, la panne des toilettes de l’ISS est vraiment problématique surtout quand le nombre d’astronautes présents dans la Station passera à dix la semaine prochaine. Selon un porte-parole de la NASA, l’équipage de la navette Discovery doit acheminer un lot de pièces détachées, notamment une pompe neuve, pour réparer les commodités de la Station spatiale. Les astronautes donc quelques travaux ménagers en perspective dans sa maison céleste. Sinon, la mission de l’équipage commandé par Mark Kelly – vétéran de deux missions spatiales – consistera à assurer l’assemblage du plus important des trois éléments du laboratoire scientifique japonais Kibo et le plus vaste des modules de la Station. Trois sorties dans l’espace sont prévues en vue de l’installation du Japanese Experiment Module (JEM).
Dernière mission vers Hubble
Le premier élément de Kibo a déjà été envoyé en orbite lors du vol STS-123 en mars dernier et le dernier sera expédié lors de la mission STS-127, (commandée par Mark Polanski* en avril 2009). Le prochain vol de la navette dédiée à la construction de la Station Spatiale Internationale doit intervenir le 10 novembre prochain (STS-126). La navette Endeavour devra livrer au complexe orbital un Multi-Purpose Logistics Module (MPLM). Comme son nom l’indique il s’agit d’un module logistique. Mais la mission qui reste très attendue est probablement celle programmée pour le 8 octobre avec la navette Atlantis. Durant onze jours, les sept astronautes qui forment l’équipage du vaisseau auront comme objectif d’assurer la maintenance et les éventuelles réparations, pour la toute dernière fois, du télescope spatial Hubble (HST). En effet, ce vénérable instrument scientifique doit encore fonctionner pendant cinq ans avant la mise en service du James Webb Space Telescope (JWST). Ce sera l’unique et dernier vol de la navette qui ne sera pas consacré au chantier de l’ISS. Rappelons en effet que l’ensemble des vols du Shuttle, jusqu’à son retrait du service actif en 2010 (mission STS-133) restent intégralement réservés à l’assemblage de l’ISS. Mais n’est-ce pas finalement le rôle qu’on attendait de cet engin pas comme les autres ?
Antoine Meunier
Sources : www.nasa.gov
Photos : NASA
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*Voir l’interview de Mark Polanski dans Espace Magazine N°36 H.S consacré à la navette spatiale.
Les travaux de mise en place du module Kibo ont commencé hier soir sur l’ISS. Une mission d’une durée totale de seize jours pour l’équipage de la navette spatiale Endeavour.
A bord de la Station, le planning de travail s’annonce tout aussi chargé que pour le vol STS-122 d’Atlantis qui a vu l’accrochage du module Colombus au début du mois dernier. Bref, le rythme ne faiblit pas. A croire que la cloche qui a accueillit l’équipage d’Endeavour avant-hier soir a donné le ton. Il n’en est rien. Il s’agit en fait d’une tradition empruntée à la marine mais qui traduit finalement bien ce qu’est la Station Spatiale Internationale, un bateau céleste mesurant quand même la taille d’un terrain de football et qui n’a pas encore terminé de s’agrandir. La pose du laboratoire japonais Kibo se fera en trois fois et en fera le plus important complexe scientifique de la station.
Au programme de la mission, cinq sorties extravéhiculaire sont prévues dont l’une doit permettre de mettre au point une technique pour réparer le bouclier thermique afin de préparer la navette à la dernière mission de maintenance du télescope spatial Hubble qui aura lieu à l’automne prochain. En effet, il faut préciser qu’en cas de problème les astronautes de ce vol seraient obligés d’assurer eux-mêmes les réparations et ne pourraient pas rejoindre la Station Spatiale qui se trouve sur une autre orbite.
Sortie nocture
Par ailleurs, et c’est une bonne nouvelle, le lancement de mardi matin n’aurait causé aucun dégât sur l’orbiteur. Toutefois, les photographies de la navette prises depuis le décollage restent encore minutieusement examinées par l’Agence spatiale américaine afin d’écarter le moindre risque. Pour l’heure, les astronautes ont commencé le travail puisqu’une sortie dans l’espace a déjà été effectuée cette nuit par Rick Linnehan et Garrett Reisman afin de préparer l’installation du premier composant du laboratoire japonais Kibo. De leur côté, le commandant d’Endeavour, Dominic Gorie et le spécialiste de mission Tako Doi, commandaient le bras robotique de la navette pour manipuler le JLP (Japanese Logistics Module – Pressurized section) en vue de son raccordement à l’ISS. A cela, viendra également s’ajouter la pose du bras robotique canadien Dextre qui permettra de conduire des opérations à l’extérieur de la Station Spatiale. Pour accomplir la totalité de leur mission, la dizaine d’astronautes dispose d’une dizaine de jours. Pour sa part, Léopold Eyharts ne devrait finalement pas assister à l’arrivée du Jules Vernes puisqu’il doit redescendre avec Endeavour à l’issue de cette mission.
Antoine Meunier
Sources : www.nasa.gov / www.yahoo.fr
Photos : Nasa TV
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Pratiquement dix-huit ans de bons et loyaux services et plus de 750 000 clichés à son actif, le télescope spatial devrait connaître sa quatrième visite d’inspection en août prochain, mais avec un possible retard compte tenu des problèmes survenus sur Atlantis.
Les scientifiques de la NASA ont détaillé mardi ce qui sera la dernière mission d’entretien du télescope spatial Hubble. Une mission qui a bien failli n’avoir jamais lieu. On se souvient en effet qu’après la tragédie de Columbia en 2003, l’argument de la sécurité des astronautes avait alors été avancé. Résultat, l'Administrateur de l'époque Sean O'Keefe avait fait supprimer la dernière mission de maintenance. C’était oublié que trois autres missions avaient été menées avec succès par le passé. L’astronaute français Jean-François Clervoy faisait d'ailleurs partie de l’équipage de la troisième mission en 1999 et manipulait le bras robot de la navette. Ainsi, le vénérable instrument scientifique imaginé au début des années 1980 devrait recevoir sa quatrième et dernière remise à niveau le 7 août prochain. A moins que les problèmes de capteurs qui ont retardé le lancement du vol STS-122 (qui doit voir le lancement du laboratoire européen Colombus) ne retardent cette mission. Sécurité avant tout, a expliqué Alan Stern, Administrateur associé de la NASA pour les missions scientifiques, au cours d’une conférence de presse selon une dépêche de l’agence Reuters.
Retransmission orbitale
Lors du vol, la navette sera équipée d’une caméra IMAX afin d’enregistrer et surtout de retransmettre cette mission à des fins de communication comme la NASA sait si savamment l’orchestrer. D’après une déclaration D’Alan Stern, « Hubble est, sans exagération, un trésor national… Je pense que les Américains seront excités et impressionnés lorsqu’ils verront les résultats de cette mission de la navette avec une équipe d’astronautes équipés d’appareils sophistiqués pour rendre le télescope bien meilleur qu’il n’était avant… ! »
Cinq sorties dans l’espace
Si, comme pour les missions d’assemblage de l’ISS, la sécurité reste primordiale, la NASA met en avant les des hommes expérimentés pour cette mission. Trois vétérans de missions « Hubble » seront ainsi du voyage. « Pour un astronaute, l’opportunité de retourner vers Hubble est plus qu’un rêve devenu réalité », a déclaré John Grunsfeld, le futur responsable des sorties extravéhiculaires, sur le site Internet de la NASA. Durant ces ballades dans le vide, les astronautes devront, entre autres, installer deux nouveaux instruments : le Cosmic Origins Spectrograph (COS) et le Wide Field Camera 3 ou WF3. Ces deux instruments doivent notamment fournir de nouvelles images. « Avec cette mission, notre objectif est de quitter Hubble pour qu’il soit au maximum de ses possibilités scientifiques », a indiqué David Leckrone, Responsable scientifique d’Hubble au Centre Goddard Space Flight de la NASA. On escompte même trouver de nouvelles planètes extrasolaires.
Avec l’installation de ces nouveaux instruments scientifiques, le vol STS-125 doit permettre de prolonger la vie de Hubble jusqu’en 2013, année au cours de laquelle devrait normalement entrer en service le James Webb Space Telescope (JWST). C’est une nouvelle aventure qui va commencer. Mais les informations que ne manquera pas de récolter le télescope de première génération fourniront du travail aux savants pour quelques années…
Antoine Meunier
Sources : www.nasa.gov / www.reuters.com
Photos : www.nasa.gov
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