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C’était il y a quarante ans, le module lunaire Eagle, piloté par Neil Armstrong et Buzz Aldrin de la mission Apollo 11 se posait sur la Lune dans la Mer de la Tranquillité alors que Michael Collins restait en orbite à bord de Columbia.
Du haut de ses photos, quatre décennies vous contemplent auraient sans doute déclaré Bonaparte à ses soldats. Si la conquête de la Lune fut un objectif politique, elle fut également un objectif technologique et humain hors normes. Construire la fusée la plus grande et capable de placer près de 140 tonnes en orbite terrestre basse* reste une chose extraordinaire. La Saturn V, gratte-ciel de 111 mètres de haut, développait près de 2900 tonnes de poussée et emportait le strict nécessaire à trois hommes pour vivre dans l’espace durant, au maximum, une douzaine de jours. Et le plus singulier est que tout fut inventé en seulement huit ans. Depuis ce 25 mai 1961 ou JFK lança ce qui demeure le bras de fer du destin entre les Etats-Unis et l’URSS en prononçant un discours historique devant le Congrès : « Notre pays doit se vouer tout entier à cette entreprise, faire atterrir un homme sur la Lune et le ramener sur la Terre avant la fin de la présente décennie. » Un effort national qui mobilisera près de 400 000 personnes sur tout le territoire, des installations en Floride mais aussi à Houston ou encore à Huntsville en Alabama pour culminer à ce jour historique ou le temps s’est arrêté le 20 juillet 1969.
Tenir le monde en haleine
Il y a 40 ans, Neil Armstrong et Buzz Aldrin deviennent donc les premiers hommes à fouler le sol lunaire sous les yeux incrédules de plus de 600 millions de téléspectateurs qui regardent le premier direct télévisé interplanétaire depuis la Lune. L’image n’est pas très nette, on ne voit pas grand-chose, si ce n’est une silhouette blanche en scaphandre et cette voie qui traverse le vide spatial et prononce une phrase désormais à jamais dans les livres d’histoire : « C’est un petit pas pour un homme mais un bond de géant pour l’humanité ». Oui, incontestablement l’Humanité vient de faire un bond de géant alors que vingt-cinq ans auparavant nous étions en plein conflit mondial. Avec la Course à la Lune, l’Amérique et l’URSS ont réussi à éviter de faire basculer le monde dans un conflit nucléaire. En marchant sur la Lune, Neil Armstrong et Buzz Aldrin réalisent le plus formidable exploit jamais réalisé par l’Humanité et tiennent le monde en haleine pendant les 21 heures qu’ils vont passer sur le sol sélène. Cette mission n’est pas la plus longue et les deux marcheurs lunaires ne passeront qu’un peu moins de trois heures à la surface de la Lune. Mais dans l’inconscient c’est elle que tout le monde retient de l’histoire du programme lunaire. Car dès Apollo 12, commandée par Charles Conrad en novembre 1969, le soufflé était retombé. Le désoeuvrement est malheureusement une chose inévitable.
Une exploration approfondie
Pour le grand public, envoyer des hommes sur la Lune devient une activité aussi banale que prendre sa voiture pour aller faire ses courses au supermarché du coin. Ce qui est faux. Aller dans l’espace reste une activité à hauts risques. Gus Grissom, qui devait commander la mission Apollo 1, et qui décéda avec son équipage lors du test de lancement du 27 janvier 1967, avait eu ses mots lors d’une conférence de presse quelques temps auparavant : « Si nous mourrons, nous voulons que le public l’accepte comme une chose naturelle, la conquête de l’Espace en vaut la peine. » A l’exception du drame d’Apollo 1 qui eut lieu au sol, il n’y eut pas de victime dans l’espace lors du programme Apollo et le sang-froid des équipes techniques de Houston permit de ramener l’équipage d’Apollo 13 sain et sauf. Cette mission relança l’intérêt du public pour le spatial qui était passé à autre chose. Mais c’était la fin d’une époque, le rêve de Kennedy était atteint. Une exploration plus approfondie fut menée lors des trois dernières missions (Apollo15 à 17) grâce à une jeep lunaire au cours d’expéditions de plus de trois jours. Et malheureusement, oui malheureusement, on décida de tout arrêter. Car cela coûtait, il est vrai, fort cher, mais si le matériel se fiabilisait les Etats-Unis étaient englués dans une guerre du Vietnam qui n’en finissait plus et le monde allait connaître son premier choc pétrolier.
En soi, la première exploration humaine de la Lune ne fut pensée que sur le cours terme. Le retour qui est désormais prévu pour 2019 avec le programme Constellation, se fera probablement entre la NASA et ses partenaires de l’ESA. A l’image de la construction de l’ISS, la nouvelle conquête de la Lune qui semble se profiler pour les années 2020 pourrait donc avoir lieu en collaboration. Aussi, le premier équipage qui sera du voyage vers notre satellite à bord du premier vaisseau Orion lunaire sera forcément international. Et que fera-t-on une fois de retour ? On reprendra ce qui a simplement été interrompu en 1972. Mais il ne faut pas considérer la Lune comme une fin en soi. Plutôt comme un tremplin vers Mars, par exemple. N’est-ce pas une perspective enivrante pour les jeunes générations ?
Antoine Meunier
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*Ce qui comportait l'étage supérieur de la Saturn V qui était réallumable ainsi que le LM et les modules de commande et de service (CSM).
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Le 16 juin dernier, l’A300 Zéro G de Novespace, filiale du CNES, a effectué un vol de démonstration avec pour la première fois à bord une jeune enseignante de 24 ans, gagnante du concours RTL réalisé en partenariat avec le CNES. Jean-François Clervoy, PDG de Novespace et astronaute de l’ESA, évoque pour LCS les futures possibilités de vols paraboliques pour le grand public.
La Chronique Spatiale : Comment s’est passé le vol du 16 juin ?
Jean-François Clervoy : Vraiment très bien. Novespace et le CNES ont travaillé d’arrache-pied sur le plan logistique. L’un des challenges était d’arriver à faire rentrer les passagers avant l’ouverture du Bourget 2009 grâce au Musée de l’Air. Il fallait que nous commencions le briefing de sécurité dès 8h30 pour que dès 9h30 tout le monde ait sa combinaison et que tous ceux qui souhaitaient prendre un médicament contre le mal de l’air puissent en disposer. Nous avons finalement décollé comme prévu à 10h30.
Rappelez-nous la finalité de ce vol ?
C’était un vol scientifique incluant des expériences de physique et de recherche biomédicale à bord. La présence de l’auditrice de RTL n’était pas l’objectif principal du vol. Mais Il y avait aussi des parlementaires ainsi que des chefs d’agences spatiales (France, Allemagne et Suède). Il y avait également des représentants de la Commission européenne, des représentants des Bureaux Espace de pays membres de l’Union Européenne. Les conseillers Espace du Ministère de la recherche et de l’Elysée nous accompagnaient aussi. Et puis, pour ce vol, le CNES a décidé d’inviter quelques médias dont RTL qui y avait une place privilégiée en ayant l’autorisation exceptionnelle et unique de faire voler une personne qui n’a rien à voir avec le spatial qui était une auditrice sélectionnée sur concours. Je faisais partie du jury final et de plus de 700 réponses correctes sur Internet, nous sommes descendus à une trentaine. Puis de cette trentaine à cinq et de cinq à deux qui ont été sélectionnés en fonction de leur lettre de motivation. Sur les deux, il y avait un titulaire et un back-up.
Comment est née cette idée d’offrir à une personne du grand public une telle opportunité ?
Jusqu’à présent, dans toutes les campagnes de vol paraboliques que nous faisons nous avons en moyenne un représentant de média par vol que ce soit pour le CNES, l’ESA comme le DLR*. C’est afin de pouvoir documenter d’une part et de faire du reporting d’autre part, sur le travail de recherche promues par ces agences qui financent elles-mêmes cette recherche sur fonds publics. C’est-à-dire que le CNES, l’ESA, le DLR, qui sont nos principaux clients, commandent une campagne de vols avec un préavis de 6 à 8 mois. Après, ils invitent pour ces vols les scientifiques qui font les meilleures propositions d’utilisation de l’apesanteur en vol parabolique. C’est en général aux scientifiques de développer sur leurs propres budgets leur matériel expérimental et pour la plupart de payer leur déplacement à Bordeaux ou à Cologne quand les vols ont lieu là-bas mais ils ont une place gratuite à bord. En général, sur les 40 places disponibles pour les passagers utilisateurs, une ou deux sont réservées à un journaliste et cela permet de faire parler de l’espace. Et cela se fait dans tous les vols. Sur ce vol particulier, le CNES a eu l’idée d’un partenariat avec RTL dont l’idée était de faire voler un auditeur comme témoin issu du grand public, pour lequel une autorisation spéciale serait nécessaire. Car cela n’est pas autorisé par la réglementation actuelle. Celle-ci permet aujourd’hui, dans un cadre déjà très particulier de réaliser les vols scientifiques avec quelques observateurs ayant des responsabilités spatiales ou médiatiques. Ici, le CNES a pensé que cela donnerait encore plus de visibilité au programme spatial avec un concours radio.
C’est effectivement une authentique première dans l’histoire du CNES ?
Oui mais c’est une première et une dernière ! Nous avons eu une autorisation exceptionnelle pour ce vol pour une seule personne civile et spécifiquement dans le cadre du salon de l’aéronautique du Bourget. Les vols que nous ferons plus tard ouverts au grand public, j’espère que nous y arriverons assez rapidement, devraient se faire sous un autre format.
Justement, au cours des présentations en vol des Airbus, Bernard Chabert (speaker du Salon du Bourget) a indiqué la possibilité de vols paraboliques pour l’an prochain. Est-ce que vous confirmez ?
En fait, c’est ce que nous espérons mais cela n’est pas confirmé. Nous devons convaincre les autorités sur le plan technique et organisationnel. Les dossiers sont en cours et, on pense pouvoir y arriver dans un délai raisonnable de quelques mois. Mais tant que les autorisations formelles ne sont pas données, ces vols ne seront pas possibles.
Dans quelles conditions ?
Il y a plusieurs options que nous étudions. Il y a par exemple la voie associative qui fait que les vols se feraient dans un cadre privé mais qui auraient tout de même besoin de l’aval de la DGAC** à laquelle nous devons démontrer que techniquement nous sommes fiables et surs. C’est d’ailleurs le dossier sur lequel nous travaillons. Nous en sommes à la quatrième réunion de travail maintenant. A chaque fois, nous progressons. La prochaine rencontre avec la DGAC est en juillet et ce qu’ils nous ont demandé, ce n’est pas une certification, qui serait hors de portée et demanderait plusieurs années et des centaines d’heures de vol. Ils nous demandent de leur démontrer que les différences d’une part entre l’avion de Novespace et l’avion de base A300 sont bien comprises et n’augmentent pas le risque par rapport à l’avion certifié de base, et d’autre part, entre le vol de ligne et le vol parabolique ne conduisent pas non plus à un risque inacceptable. Nous travaillons d’ailleurs conjointement avec la DGAC et le Centre d’Essais en Vol (CEV) sur ces aspects techniques, réglementaires, d’exploitation et d’organisation dont l’objectif est d’aboutir à faire quelques vols par an ouverts au grand public.
Avez-vous une idée du nombre de vols qu’il est possible de faire par an ?
Jusqu’à dix par an maximum dont certains seraient des vols « mécènes » financés par des agences spatiales un peu comme des journées « portes ouvertes » de laboratoire. Le CNES a déjà manifesté son intention de commander quelques vols dans l’année pour lesquels il inviterait des gagnants de concours sur son site Internet. Je ne connais pas encore la forme de concours envisagée mais ces personnes ne payeraient que quelques centaines d’euros alors que les autres vols, par contre, seraient au tarif « fort » (environ 5000 euros). Les vols CNES seraient destinés à la promotion du CNES, à la recherche spatiale, à faire connaître le spatial au grand public. Les quelques vols purement public au tarif fort seraient plutôt pour évaluer le marché avant que l’on investisse dans un nouvel avion et une activité plus soutenue de vols réguliers de baptêmes de l’air en apesanteur.
Une manière donc d’amener le public à l’espace ?
Oui. Le vol parabolique, c’est une manière de comprendre l’espace avec son propre corps. Si l’on explique sur papier ou photo ou par sa propre expérience c’est à distance. Je me rends compte que les gens ont beaucoup d’idées fausses sur le spatial car ils considèrent que c’est un domaine intouchable pour des experts qui vivent dans une autre sphère de la société. Sur une voiture, vous pouvez communiquer plus facilement car vous pouvez allez au Salon de l’automobile et la toucher, vous asseoir dedans. Alors qu’il n’y a que quelques milliers de personnes en Europe qui peuvent voir un satellite dans une salle blanche ou bien qui assistent à un décollage. L’espace on ne le touche pas, on ne sent pas son odeur, on ne l’entend pas. Alors que les vols paraboliques, c’est une façon concrète de le toucher. Effectivement, c’est un excellent moyen de communication sur l’espace et qui, indépendamment de la sensation extraordinaire d’apesanteur, permet de voir concrètement le travail que l’on peut faire dedans. Le vol du 16 juin était un vol de démonstration scientifique avec des observateurs dont exceptionnellement un représentant du grand public faisait partie. Les vols que nous ferons pour le public ne comporteront pas d’expérience à bord car d’un point de vue réglementaire cela change si vous modifiez l’avion, ne serait-ce que si vous fixez une expérience dans la cabine.
Si nous concluons favorablement notre dossier avec la DGAC et le CEV, dans moins d’un an, nous pourrons être prêt à faire notre premier vol parabolique pour le public.
Y’a-t-il un marché réel pour ce type
d’activité chez nous ?
Nous le pensons oui mais on ne le verra bien que si on démarre cette activité. C’est un des arguments qu’entend bien la DGAC. C’est qu’avant de se lancer dans une activité réellement « touristique » avec un nouvel avion dans un cadre un peu plus classique de transport avec un vol par semaine, je suppose. Pour évaluer le marché, il faut que l’on commence. Nous avons l’avion qui a le temps et la sécurité pour le faire.
Propos recueillis par Antoine Meunier
Photos : Stéphane Sébile (pour l'A300 Zéro G) / Antoine Meunier
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* Le DLR est l’organisme de recherche aéronautique et spatial allemand
**DGAC : Direction Générale à l’Aviation Civile
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Dans le cadre du 48ème Salon Aéronautique et de l’Espace du Bourget, L’Agence Spatiale Européenne organisait mardi une rencontre avec Jean-Jacques Dordain, son Directeur Général et la nouvelle promotion d’astronautes.
Si l'EAC s’agrandit de six nouvelles recrues, l’actualité des astronautes est bien chargée puisque Franck de Winne (Belgique) remplit actuellement les fonctions d’ingénieur de vol à bord de l’ISS* avant de succéder à Guennady Padalka en août. Le même mois, ce sera le Suédois Crister Fuglesang qui s’envolera à bord de la navette pour sa seconde mission. Parallèlement, Paolo Nespoli, qui devrait s’envoler en 2011, est actuellement à l’entraînement a annoncé Jean-Jacques Dordain. Concernant les opportunités de vol des nouveaux astronautes, le directeur général s’est voulu très clair en affirmant que « tous voleront ». L’ESA possède déjà sept incréments de vol pour des missions de longue durée. Toutefois, l’agence travaille pour se créer des opportunités supplémentaires. Ce qui offre peut-être des perspectives pour la nouvelle promotion.
Etape par étape
Rappelons cependant qu’il y a encore huit astronautes actifs. « Il
n’y a pas que nous. Nous, nous avons encore tout apprendre », a notamment
précisé le Français Thomas Pesquet avec beaucoup de lucidité. « Nous
allons commencer par l’entraînement de base et apprendre les choses une par
une. » Pour sa part, Luca Parmitano souligne que « Pour
l’instant, je me concentre sur ce qui va se passer dans les prochains mois,
l’entraînement de base. C’est déjà l’aventure à n’importe quel niveau. C’est
important garder la tête sur les épaules. ». Pas question de bruler les étapes donc.
Et cette promotion 2009 apporte une bouffée de fraîcheur bienvenue, se prêtant avec bonne grâce aux questions réponses et aux autographes dans ce Salon du Bourget 2009 qui avait démarré dans une ambiance plombée par le mauvais temps et les poursuites de l’enquête de la catastrophe de l’Airbus AF 447. Simonetta di Pippo, Directrice des vols habités de l’ESA, a rappelé le programme qui attend la nouvelle promotion à compter de septembre. A la rentrée, les six nouvelles recrues démarrent l’entraînement basique d’une durée de dix-huit mois avant l’entraînement principal pour une mission. L’enthousiasme et la patience sont deux qualités essentielles chez les astronautes et nos six "rookies", s'ils ne connaissent pas encore la date exacte de leur premier vol, ont déjà une idée du parcours qui sera le leur.
Antoine Meunier
Photos : Antoine Meunier
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*cf.LCS N°156
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C’est lundi prochain que l’édition du Centenaire du Salon Aéronautique et de l’Espace ouvrira ses portes.
A l’heure où la Station spatiale internationale accueille son premier équipage à six ainsi que son premier commandant de bord européen avec Franck de Winne (il s’agit de la mission OasISS), la grande fête française de l’aérospatiale se trouve quelque peu assombrie par le tragique accident du vol Air France 447. Mais c’est une enquête longue et minutieuse que le Bureau d’Enquêtes et d’Analyses (BEA) doit mener avant de rendre ses conclusions. Pour l’heure, le site Internet* de la manifestation annonce la venue de 2 000 exposants sur le site et comme d’habitude, de magnifiques machines seront présentes pour les habituelles présentations en vol. Mais au-delà des habituelles démonstrations aériennes, rappelons que le Salon du Bourget est avant tout une manifestation commerciale ou des contrats se signent à l’abri des caméras. Rappelons en effet que l’édition 2007 avait notamment vu la signature d’une lettre d’intention avant la signature effective du contrat en janvier dernier, entre Arianespace et EADS Astrium, pour la livraison de 35 lanceurs Ariane V en version ECA pour les lancements des prochaines années. Ce fut également l’occasion de découvrir la cabine de l’avion de tourisme spatial d’EADS Astrium. Un projet qui est aujourd’hui en stand-by.
Présentations en vol et sur le statique
Outre la récente réussite du lancement des satellites Hershel et Planck, pour l’Agence spatiale européenne (ESA) ce salon devrait notamment faire la part belle aux vols habités. L’exploration robotique ou les sciences de la Terre seront également au rendez-vous dans un pavillon spécialement dédié de 500 mètres carrés situé à proximité des maquettes des fusées Ariane I et V. De leur côté, les équipementiers spatiaux devraient logiquement annoncer plusieurs signatures de contrats au cours de la semaine.
Retour dans le passé
Les amoureux des belles machines ne sont pas en reste car c’est un spectacle toujours spectaculaire qui les attend. On notera notamment la présentation en vol du premier drone hélicoptère Camcopter, du Sukhoï Superjet 100 (un biréacteur de transport régional). Et surtout, trente avions historiques dont un F86 Sabre, un Mirage III ou encore un Spitfire doivent ainsi venir côtoyer les avions modernes. Mais ce show ne pouvait être complet sans le ballet de la Patrouille de France dans le ciel du Bourget qui devrait offrir un magnifique spectacle aérien aux quelques 350 000 visiteurs attendus pour cette 48ème édition du célèbre salon aérospatial français.
Antoine Meunier
sources : Gifas / ESA / Arianespace
Photos : DR / Antoine Meunier / USAF Museum
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*http://www.salon-du-bourget.fr/
(Pour tous les renseignements pratiques, ne pas hésiter à consulter l’adresse Internet du site ci-dessus.)
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Avec la cure de rajeunissement du télescope spatial Hubble par la navette Atlantis et le lancement réussi des satellites Herschel et Planck par une Ariane V en version ECA, nous avons vécu une semaine passionnante dans le domaine de l’astronomie spatiale.
D’abord parce que Hubble va être reconduit dans ses fonctions pendant au moins cinq ans. Après 750 000 clichés de l’Univers pris et dix-neuf années de révolutions autour de la Terre, le HST n’a donc pas dit son dernier mot et promet encore des photos toujours plus stupéfiantes les unes que les autres.
Ainsi, les astronautes ont mené avec succès leurs cinq sorties dans l’espace qui ont notamment permis la remise en état du STIS (Space Telescope Imaging Spectrograph). La plus longue des cinq EVA aura atteint la durée record de plus de huit heures ! A l’issue de la cinquième marche dans l’espace, Hubble dispose, entre autres, d’une nouvelle protection thermique, de batteries neuves et d’un capteur qui lui permettra de s’orienter avec une meilleure précision. Voilà pour le télescope du Siècle dernier.
Encore plus loin
Transportant ses deux précieuses charges utiles, Le lanceur Ariane V, en version ECA, a décollé à 15h12 jeudi dernier pour insérer exactement vingt-six minutes plus tard, les télescopes Herschel et Planck, sur une trajectoire devant les amener au point de Lagrange L2. Mais pourquoi cette destination ? Simplement, parce que ce point gravitationnel reste dans l’axe du système Terre-Soleil et il offre une position parfaite pour observer l’univers. Car Planck a une mission bien spécifique : la cartographie de la lumière émise par notre univers, 380 000 ans après le Big Bang. Bref, les scientifiques vont tenter de comprendre comment est né notre univers il y a presque 14 milliards d’années. Pour sa part, Herschel étudiera l’évolution d'objets comme les galaxies depuis dix milliards d’années. Il est équipé d’un miroir de 3,5 mètre de diamètre, le plus important jamais réalisé (supérieur à celui de Hubble), et capable de réaliser des observations dans l’infrarouge.
A elles deux, ces missions représentent un coût de 1,7
milliard d’euros soit la mission scientifique la plus importante de l’Agence
spatiale européenne (ESA). Avec
Planck et Herschel, notre connaissance de l’univers va continuer
de s’améliorer. Durée de vie : quinze pour le premier et trois ans pour le second.
Antoine Meunier
Sources et photos : ESA / NASA / ESA Daniel Ducros
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Il y a quarante ans, deux hommes réalisaient l’exploit le plus extraordinaire jamais imaginé par des hommes : poser le pied sur le sol de la Lune. Un anniversaire qui a été célébré, le week-end dernier, dans le cadre du festival Jules Vernes Aventures du Rex à Paris. Buzz Aldrin , pilote du module lunaire de la mission Apollo 11, était présent.
Bien sur, tout (ou presque) a été dit sur le programme Apollo et sur la plus historique de ses missions. Mais lorsque JFK lance le défi aux Soviétiques d’envoyer un homme sur la Lune et de la ramener sur Terre sain et sauf avant la fin de la décennie 60, il faut tout de même rappeler qu’aucun des matériels nécessaires à la réalisation de cet exploit n’existent. En soi, ce programme est donc une incroyable prouesse technologique qui mobilisera 400 000 personnes pendant dix ans pour construire un vaisseau et une fusée dépassant le premier étage de la Tour Eiffel. Mais en ce quarantième anniversaire de la plus célèbre des missions de la conquête spatiale, Buzz Aldrin, le pilote du module lunaire Eagle, pense qu’il faudrait mieux à présent se tourner vers Mars plutôt que de refaire ce qui a déjà été entrepris en 1969, rapporte le quotidien Le Parisien dans son édition du 27 avril. De quoi susciter l’enthousiasme de bien des ingénieurs et d’offrir une perspective à une opinion publique minée par une crise économique à laquelle vient aujourd'hui s'ajouter une épidémie de grippe porcine.
En collaboration
L’espace a toujours suscité le rêve pour le grand public. Lorsque nous sommes allés sur la Lune il y a quarante ans, c’était bien évidemment pour des raisons politiques que les plus jeunes ne connaissent pas forcément mais que nos parents n’ont pas oubliées et qui a servi, entre autres, de dérivatif à une autre crise majeure : La Guerre Froide. Retourner sur la Lune serait sans doute un premier pas avant de s’attaquer aux Sables de Mars à plus longue échéance. Une telle entreprise, dans le contexte actuel, ne peut pas être menée par un seul pays. En effet, on imagine mal les Etats-Unis mener seul aujourd’hui un programme lunaire. Les pays membres de l’ESA et le Japon devront forcément faire partie de l’aventure. Une collaboration pour une telle aventure est nécessaire et il y a d’ailleurs un précédent dans l’histoire des vols habités : la Station Spatiale Internationale (ISS). Toutefois, si l’on retourne sur la Lune avant d’aller sur Mars, cela peut présenter un risque d’écueil : un enlisement du programme. Dans un monde en crise, le plus important, c’est de pouvoir se trouver un objectif. Un objectif qui peut être une source d’emplois pour nos jeunes talents. A son plus fort, Apollo employait plus de 400 000 personnes. En retournant sur la Lune, il faudrait apprendre à pérenniser ces emplois. C’est peut-être le défi le plus important qui attend le programme Constellation.
Antoine Meunier
Photos : NASA (et remerciements à Stéphane "Spacemen1969")
Sources : Le Parisien
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Le système de Jupiter va de nouveau être explorée dans les dix prochaines années par la NASA et l’ESA. Noms de code : Europa Jupiter System mission et Jupiter Ganymede Orbiter
Après le succès éclatant de la mission Galileo (1989-2003), la reine des planètes de notre système solaire va donc faire l’objet de toutes les attentions d’ici la fin de la prochaine décennie. La décision a été prise il y a un peu moins de deux semaines à Washington. Réalisée en partenariat par l’administration spatiale américaine et l’ESA, cet ambitieux projet prévoit d’envoyer deux sondes vers Jupiter pour explorer d’une part Europe et Ganymède. Le véhicule américain devrait sonder la première Lune et la sonde européenne, quant à elle, aura Ganymède en ligne de mire. Objectif : déterminer notamment si une forme de vie quelconque existe dans ce monde glacé qu’est Europe et qui est soumis aux terribles effets de marées de Jupiter. Ganymède sera également étudiée de fond en comble par la sonde européenne.
Une année d’étude autour de chaque lune
Actuellement en phase d’étude, ce projet est estimé à plusieurs milliards de dollars et devrait voir le jour en 2020 pour une arrivée programmée en 2026 dans le système jovien. Pendant une année, chacun des deux vaisseaux devra méthodiquement explorer sa cible. Mais pourquoi revenir vers Jupiter ? «Y’a-t-il de la vie ailleurs ? Mars est un endroit évident auquel il faut penser, explique Robert Pappallardo, scientifique de la mission américaine sur le site de la NASA. Mais il y a également les mondes du Système solaire extérieur sous la surface desquels il y a peut-être un océan liquide… » Parmi les candidats potentiels dans la recherche d’une vie dans le Système solaire, il faut également ajouter Titan ou encore Encelade, deux des satellites de Saturne. Toutefois, dans l’immédiat, les responsables des deux agences ont préféré retourner vers le système de Jupiter avant d’attaquer la planète aux anneaux « qui demeure clairement une priorité », a souligné l’un des administrateurs de la NASA. A part New Horizons en 2007, qui a utilisé son effet de fronde pour rejoindre Pluton, Jupiter n’a reçu aucune visite depuis 2003.
Antoine Meunier
Sources : NASA / Maxisciences
Photos : NASA / JPL
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Deux satellites se sont percutés mardi 10 février, ce qui a crée un nuage de débris dans l’espace.
C’est une première mais qui traduit bien ce qu’est devenu l’orbite basse terrestre : une autoroute sérieusement encombrée car sur les 6 000 satellites envoyés dans l’espace depuis Sputnik I en 1957, 3 000 sont encore actifs. La collision survenue la semaine dernière, entre le satellite Iridium-33 de la constellation du même nom et l’engin Cosmos-2251, à 800 kilomètres d’altitude, n’a donc en soit rien de surprenant. Mais le plus important est que le choc a produit une constellation de débris susceptible d’évoluer entre 500 et 1 300 kilomètres d’altitude, ce qui pourrait présenter un risque pour les objets se trouvant vers ces orbites. C’est le cas notamment de Hubble, le télescope spatial évolue en effet sur une orbite plus haute (environ 650 kilomètres) que celle de la Station spatiale internationale (ISS) qui se situe environ à 400 kilomètres d’altitude.
Transmission accrue de l’information
Hasard ou non, l’Agence spatiale européenne vient de lancer un programme destiné à surveiller les débris spatiaux qui polluent la proche banlieue, pardon la périphérie de la Terre afin de prévenir de futures collisions entre objets spatiaux. Ce programme a été prévu en janvier bien avant celle des satellites Iridium et Cosmos. Baptisé Space Situational Awareness, il est doté d’une enveloppe de 50 millions d’euros et doit permettre de répertorier les quelques 13 000 objets qui tournent au-dessus de nos têtes. Car en plus des satellites, il faut également y ajouter les étages des fusées porteuses. L’accident de la semaine dernière «…nous a montré que nous devons en faire beaucoup plus. Nous devons recevoir beaucoup plus de données précises afin de prévenir de nouvelles collisions », a indiqué à l’agence Associeted Press, Jean-Pierre Kaufeler, spécialiste des débris à l’ESA. Dans l’immédiat, il faut donc renforcer encore et toujours les dispositifs de surveillance. Jean-Pierre Kaufeler a précisé que les relevés actuels « ne sont pas assez précis » et qu’il faut encore plus d’information. A ce sujet, une réunion d’experts se tiendra cette semaine à Vienne sur les moyens d’éviter qu’un tel accident ne se reproduise et la question devrait être à l’ordre du jour de la Cinquième conférence européenne sur les débris spatiaux de l’ESA en mars prochain.
Voici désormais un problème que les grandes agences spatiales ne peuvent plus ignorer car tôt ou tard, il finira par se reproduire. Si un « grand ménage » est bien sur exclu, car à terme même les orbites de parking risquent de se retrouver encombrées, il faudra bien un jour faire en sorte que notre orbite terrestre ne ressemble plus au boulevard périphérique d’une grande ville… ! Mais quelle est la solution pour que le ciel ne soit plus bouché ? La réponse ne semble pas encore trouvée.
Antoine Meunier
Sources : Associated Press / NASA / The Planetary Society/Dan Deak
Photos : The Planetary Society / NASA
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Malgré une année marquée par une crise économique mondiale sans précédent depuis 1929, le secteur spatial s’en sort bien. Environ une demi douzaine de lancements d’Ariane V est programmé pour l’année.
Jean-Jacques Dordain l’avait déclaré au cours de ses vœux à la presse à la mi janvier : « On ne peut imaginer le futur sans espace ». Le spatial européen affiche en effet une bonne santé avec six à huit tirs d’Ariane V planifiés pour 2009. Depuis 2002, le lanceur européen aligne 28 réussites successives avec la version ECA. De quoi donner en effet le moral aux contractants. Et Ariane V va notamment mettre en orbite Herschel et Planck qui doivent mesurer la température du rayonnement cosmique. Outre l’exploration de l’Univers, la Terre, fait également l’objet de toutes les attentions avec des satellites explorateurs de la notre planète. L’exploration planétaire, c’est aussi apprendre à mieux connaître notre propre planète. Ce sera Goce (Gravity-Field and Steady-State Ocean Circulation Explorer) qui ouvrira le bal des tirs en mars prochain - mais avec un lanceur Soyouz -, afin de mieux nous faire connaître la circulation des océans. Il devra également mesurer les variations du champ gravitationnel terrestre. Prévu pour évoluer sur une orbite d’environ 250 kilomètres, ce satellite à l’allure d’un vaisseau tout droit sorti d’un film de Star Strek aura une mission d’une durée de vingt mois. Autre mission d’importance : Cryosat 2. Son lancement est programmé normalement le 9 novembre prochain et il sera dédié à l’étude des glaces. Cryosat sera pour sa part placé sur une orbite plus élevée et sa durée de vie devrait atteindre trois ans et demi. Ce satellite est directement calqué sur son prédécesseur perdu en 2005.
Toujours pas de véhicule habité
Mais paradoxalement, si l’ESA a su monter en puissance dans de très nombreux programmes spatiaux (exploration planétaire, météorologie, observation du soleil, etc…), elle ne dispose pas du même budget que celui de la vénérable NASA, qui aligne un chèque de 17,6 milliards de dollars pour environ 3 milliards d’euros pour l’agence européenne. De plus, si elle dispose de son propre laboratoire avec Colombus dans la Station Spatiale Internationale (ISS), l’Union Européenne ne dispose toujours pas de son propre véhicule spatial de transport. Seulement, à la différence des Etats-Unis, l’Europe manque de cette culture du vol habité si profondément ancrée en Amérique. Toutefois, le Vieux Continent a choisi de s’engager sur d’autres chemins notamment avec l’arrivée du Soyouz en Guyane, mais à un moment donné, elle devra franchir un nouveau cap et pour cela, une décision politique est nécessaire. Voilà un défi pour l’ESA des années 2020… ou plus tôt ?
Antoine Meunier
Sources : AFP
Photos : ESA / CNES / Arianespace
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Lors d’un show télévisé, une maquette du futur module du laboratoire orbital Tiangong 1 a été révélée au public. Ce dernier devrait être lancé l’an prochain ou bien début 2011.
Au cours de ces vœux à la presse au siège de l’Agence spatiale européenne le 14 janvier dernier, une journaliste de l’agence de presse Chine Nouvelle posait à Jean-Jacques Dordain la question suivante : « Suite au succès de l’EVA chinoise l’année dernière, la Chine peut-elle coopérer avec l’ESA sur la future station spatiale chinoise ? ». Réponse amusée du Directeur Général. « Ce n’est pas à l’ESA de demander si elle veut coopérer avec le Chine, mais à la Chine de demander si elle veut une coopération de l’ESA. Je n’ai pas d’autre réponse à fournir ». En matière de vols habités, il est inutile de rappeler que l’Agence spatiale européenne est engagée dans l’ISS. La Chine est d’ailleurs bien engagé à l’heure actuelle dans son projet de complexe orbital. Ainsi, lors des festivités du nouvel an chinois, les téléspectateurs chinois ont découvert une maquette de qui préfigure le laboratoire Tiangong 1, qui doit en principe être mis sur orbite vers 2010 (ou 2011 ?). Ce petit module de huit tonnes doit ensuite être rejoint par Shenzou 9* pour un amarrage automatique avant l’arrivée d’un vaisseau Shenzou 10 (habité). L’ensemble constituera ainsi un début de station spatiale. Mais en 2014, la Chine pourra mettre sur orbite des modules de vingt à vingt-cinq tonnes grâce à sa fusée CZ-5 (Longue Marche 5) qui sera enfin disponible.
Ne pas sous-estimer l’adversaire
L’art de manier le secret étant une seconde nature au sein de l’Empire du milieu, il reste particulièrement difficile de savoir ce qui se cache derrière le programme spatial chinois. Une chose est toutefois certaine, ce dernier avance rapidement. L’EVA réussie lors de Shenzou 7 en septembre dernier montre que les ingénieurs et les taïkonautes apprennent rapidement. Atteindront-ils la Lune avant l’Oncle Sam ? A plusieurs reprises au cours de ces derniers mois, Mike Griffin a déclaré a plusieurs reprises que la Chine avait les ressources pour y parvenir. Il est vrai que grâce à ses infrastructures mais aussi aux multiples progrès informatiques on peut faire et refaire des milliers de simulations sans avoir à faire des tests grandeur nature. Il ne faut donc pas surestimer l’adversaire qui est sur le ring mais il ne faut pas non plus le sous-estimer. Toutefois, il manque tout de même à la Chine à un point essentiel : les taïkonautes ne totalisent pour l’instant qu’une dizaine de jours dans l’espace et seulement quinze minutes de travail à l’extérieur du vaisseau Shenzou. Décrocher la Lune va demander encore un certain temps. Mais à la manière de son homologue américaine, l'agence spatiale chinoise ne ménage pas ses efforts pour mettre en avant son programme spatial auprès du grand public.
Antoine Meunier
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*cf. LCS N°133
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