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Antoine Meunier
La Chronique Spatiale
L'analyse de l'actualité astronautique
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76 posts from 2007

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Bonne année 2008 à tous

  • Dec 28, 2007
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Le lanceur lourd Ares V du programme Constellation
Le lanceur lourd Ares V du programme Constellation

Après une petite pause, La Chronique Spatiale reviendra vers la semaine du 7 janvier prochain. Déjà quelques nouveautés, ce weblog qui fête sa première année d’existence vient d’intégrer le Réseau Martien* (icône sur la colonne de droite). Vous serez ainsi constamment tenus informés des dernières informations sur l’exploration de la planète Rouge. Second point : afin d’enrichir le contenu du site, une newsletter devrait (si tout va bien) être lancée vers la fin du mois.

En attendant, cette nouvelle année spatiale s’annonce passionnante puisque, outre la poursuite du chantier de l’ISS, nous aurons le suivi des missions d’exploration planétaire ainsi que la suite de l’élaboration du programme Constellation (voir photo). Ce sera également l’arrivée de l’ATV vers la Station spatiale ainsi que du laboratoire européen Colombus. A ne pas rater non plus, la dernière mission de maintenance de Hubble planifiée pour l’été. Bref, le contenu spatial de cette nouvelle année s’annonce chargé et on ne peut que s’en réjouir.

Excellente année 2008 à tous… !

Antoine Meunier

*Remerciements à Olivier Poch

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LCS N°79 : Messenger bientôt autour de Mercure

  • Dec 28, 2007
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Messenger devra survoler Mercure à seulement 200 km d'altitude
Messenger devra survoler Mercure à seulement 200 km d'altitude

Après presque quatre ans de voyage dans l’espace, la sonde devrait atteindre Mercure à la mi-janvier. Depuis trente-deux ans, la première planète de notre Système solaire n’a reçu la visite que d’un seul émissaire terrien : Mariner 10.

Voilà près de trois décennies que Mercure demeure inexplorée et garde jalousement ses secrets. Mais vers le 14 janvier, si tout se passe comme prévu, Messenger mettra peut-être fin à cette lacune. L’un des objectifs de la sonde américaine est de prendre des photos de l’hémisphère inconnu de Mercure, planète qui n’est distante du Soleil de 58 millions de kilomètres. Le 19 décembre, la sonde d’une masse de 1,1 tonne a ainsi procédé à sa 19ème correction de trajectoire qui doit lui permettre de survoler la planète à seulement 200 kilomètres d’altitude. A partir de ce moment, les choses sérieuses vont commencer et Messenger devrait emmagasiner ses premières données qui seront soigneusement stockées dans sa mémoire. La mission Messenger doit permettre de dire s’il y a notamment un bassin d’impact d’environ 1 000 kilomètres de diamètre dans l’hémisphère inconnu de Mercure.

Photo de Vénus prise par Messenger durant son deuxième survol le 5 juin dernier
Photo de Vénus prise par Messenger durant son deuxième survol le 5 juin dernier

Déjà il y a trente ans

Au cours des trois survols qu’elle a effectué en 1974 et 1975, Mariner 10 avait mis à jour le bassin Caloris qui atteint 1 300 kilomètres de diamètre. C’est le plus important qui soit connu à l’heure actuelle. Après son premier survol, Messenger ne croisera Mercure qu’en octobre prochain, puis une nouvelle fois en septembre 2009. Si la mission se passe comme prévu, la sonde se satellisera alors définitivement le 18 mars 2011. Sans doute pourra-t-elle déterminer un autre enjeu majeur : y’a-t-il de la glace protégée des rayons du Soleil dans les cratères ? Quoi qu’il en soit, “Nous sommes prêt pour ce survol,” a indiqué Sean Solomon, le principal responsable de la mission, dans un communiqué sur le site Internet du Jet Propulsion Laboratory. Mais cette manœuvre ne permettra pas uniquement d’offrir une simple vue rapprochée de la planète, elle devrait assurer la mise en orbite autour de la première planète intérieure trois ans plus tard.

Ainsi, après un survol de la Terre et deux de Vénus, destinés à lui conférer la vélocité nécessaire pour atteindre sa destination finale, Messenger devrait enfin nous dévoiler les secrets de Mercure.

Antoine Meunier

Sources : http://messenger/the_mission/maneuvers.html

Photos : http://messenger.jhuapl.edu

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Post a comment Tags: nasa, messenger, jpl, mercure, mariner 10, caloris

LCS N°78 : Dangereuse proximité

  • Dec 22, 2007
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Mars pourrait être percutée au niveau de son équateur
Mars pourrait être percutée au niveau de son équateur

L’objet en question s’appelle 2007 WD5 et il a été découvert en novembre dernier. D’une taille similaire à celui qui a percuté la région de Tunguska en Sibérie en 1908, il existe une probabilité pour qu’il s’écrase sur Mars au mois de janvier prochain.

Personne n’y avait encore songé mais voilà que Mars pourrait être à son tour la cible d’un objet céleste qui fonce actuellement à travers le vide spatial. Un précédent a pourtant eu lieu par le passé lorsque la comète Shoemaker-Levy a percuté Jupiter en 2004 entraînant d’impressionnants panaches de feu. Selon les astronomes de la NASA, les probabilités que WD5 frappent Mars sont de 1 sur 75. Au départ, elles étaient de 1 sur 350 ! Si la collision se produisait elle aurait lieu au niveau de l’Equateur de Mars et provoquerait un cratère d’un bon kilomètre de diamètre. Précisons que cela n’aurait pas d’incidence sur le rover Opportunity qui se trouve à poste depuis 2004 sur le sol de la planète Rouge.

Une vitesse de 46800 km/h !

Un éventuel impact n'aura pas d'incidence sur Opportunity, ici dans le cratère Victoria
Un éventuel impact n'aura pas d'incidence sur Opportunity, ici dans le cratère Victoria

A l’heure actuelle, l’astéroïde WD5 dont la vitesse atteint 13 km par seconde, se trouve environ à mi-chemin et les chercheurs de la NASA estiment fort probable qu’il ne percute pas Mars. Néanmoins, si tel était le cas, ce serait un réel événement scientifique. Car à l’exception de Jupiter et de Shoemaker-Levy, les astronomes n’ont encore jamais été les témoins de l’impact d’un corps céleste sur une planète du Système Solaire et principalement sur une planète tellurique.

Bref, voilà de quoi réveiller quelques inquiétudes météoritiques. S’il est vrai que la menace d’une collision entre la Terre et un astéroïde existe, tranquillisons-nous elle n’est pas encore pour tout de suite. De plus, la NASA a dans ses cartons des projets qui pourraient être mis en œuvre. Ainsi, la Fondation B612, créée par l’ancien astronaute de la mission Apollo 9, Rusty Schweickart, propose d’envoyer un engin équipé d’un propulseur magnétoplasmique pour altérer la trajectoire d’un astéroïde susceptible d’entrer en contact avec la Terre. Alors si pour Mars, nous ne pourrons que regarder vraisemblablement WD5 passer au large de la planète, si une menace se profile vers la Terre, nous saurons quoi faire. En effet, à l’inverse des dinosaures, nous possédons un programme spatial.

Antoine Meunier

Sources : Associated Press

Photos : www.nasa.gov / www.jpl.gov

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LCS N°77 : Europe la mystérieuse

  • Dec 20, 2007
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Lancement de Galileo par Atlantis en octobre 1989
Lancement de Galileo par Atlantis en octobre 1989

De 1996 à 2003, elle avait reçu la visite de la sonde Galileo. Voici qu’Europe, l’une des quatre plus importantes lunes de Jupiter, refait parler d’elle à l’occasion du Congrès l’American Geographysical Union qui s’est tenu la semaine dernière à San Francisco.

Parmi les candidats susceptibles d’abriter une forme de vie, Europe et Titan (le plus gros satellite de Saturne) figurent dans le peloton de tête avec la planète Mars. Pour son programme scientifique de la décennie 2015/2025, l’Agence Spatiale Européenne a présélectionné une mission d’exploration du satellite jovien afin d’étudier plus en profondeur Europe. Rappelons en effet que Galileo avait pour objectif de s’intéresser à la totalité des lunes de Jupiter.

La grande particularité d’Europe est qu’elle pourrait abriter sous sa banquise un océan d’eau liquide. Une certitude acquise par les planétologues depuis l’envoi de Galileo ; seulement pour confirmer cette certitude il faudrait retourner dans le système de Jupiter. Sous le terrible effet de marée, la banquise europienne subit un effet de torsion et la structure interne de cette petite planète s’en trouve réchauffée.

Si la surface fracturée d'Europe intrigue, d'autres savant s'intéressent également à Titan
Si la surface fracturée d'Europe intrigue, d'autres savant s'intéressent également à Titan

Selon un des participants du congrès de San Francisco, la première étape consisterait à envoyer un orbiteur pour cartographier la surface d’Europe et mesurer l’épaisseur de la glace. Ensuite, on enverrait un atterrisseur qui aurait pour mission de percer là où la banquise est la moins épaisse puis ensuite viendrait la phase d’exploration sur un site défini à l’avance.

Une concurrence avec Titan

Seulement, d’autres scientifiques souhaiteraient retourner sur Titan afin de déployer un robot capable de voler à basse altitude dans les nuages du satellite de Saturne. Si la mission d’exploration d’Europe voit le jour, elle impliquerait l’ESA, la JAXA (l’Agence Spatiale nippone) et la NASA. Elle supposera donc un choix budgétaire. Toutefois, elle aurait l’avantage de faire appel à certains instruments scientifiques déjà éprouvés sur d’autres missions comme celui utilisé pour l’étude des calottes glaciaires de la planète Rouge embarqué à bord de Mars Express.

Représentation de Huyghens sur le sol de Titan
Représentation de Huyghens sur le sol de Titan

Europe reste donc l’objet de toutes les convoitises mais deux missions planétaires d’envergures ne pourront être envisagées car un choix budgétaire s’imposera inévitablement avec Titan. Beaucoup aimerait qu’une nouvelle mission succède à Huyghens survenue il y a trois ans. Reste maintenant à espérer que l’on se tournera vers le bon candidat. Le suspens reste insoutenable…

Antoine Meunier

 

Sources : www.lemonde.fr  / www.agu.org /www.jpl.gov

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LCS N°76 : 2008, une année chargée pour l’ISS

  • Dec 18, 2007
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Dan Tani pour la 100ème marche spatiale
Dan Tani pour la 100ème marche spatiale

Incontestablement, 2007 aura permis un pas considérable dans l’avancement des travaux de la Station Spatiale Internationale (ISS). Mais les travaux ne sont pas encore finis.

N’en déplaise à ses détracteurs, l’ISS poursuit sa construction à pas de géants malgré le report de la mission STS-122 initialement prévue il y a deux semaines. Neuf ans après le lancement des deux premiers modules (Zarya et Unity), elle connaît, elle aussi quelques signes de vieillissement. Tourner à 400 kilomètres d’altitude n’est pas sans présenter quelques problèmes. Aussi, Peggy Whitson, qui commande la rotation actuelle a entamé mardi une sortie dans l’espace en compagnie de Dan Tani pour vérifier certains mécanismes des panneaux solaires qui auraient pu être endommagés par micrométéorites. Cette sortie a duré six heures et trente minutes et constitue, sauf cas exceptionnel, le point d’orgue des activités extravéhiculaires de l’équipage de la Station spatiale pour cette fin d’année (pour l’anecdote, il s’agit de la 100ème sortie dans l’espace destinée à l’assemblage du grand mécano spatial).

Une année 2008 chargée

Il reste une dizaine de missions avant l'achèvement de la construction de la station
Il reste une dizaine de missions avant l'achèvement de la construction de la station

En effet, compte tenu du report du vol STS-122, le calendrier 2008 (s’il est maintenu) est donc extrêmement serré avec le lancement le 10 janvier du laboratoire européen Columbus à bord d’Atlantis. En février, puis en avril, suivront les missions d’acheminement du module Kibo. Ce seront les missions STS-123 et STS-124 dévolues au laboratoire scientifique japonais.

Atlantis effectuera une dernière mission de maintenance de Hubble en 2008
Atlantis effectuera une dernière mission de maintenance de Hubble en 2008

Dernière visite à Hubble

Le vol STS-125 prévu le 7 août prochain n’aura pas pour destination la Station mais le télescope spatial Hubble. Il s’agit de l’ultime mission de maintenance de ce vénérable instrument scientifique en orbite terrestre depuis maintenant près de dix-sept ans. Son successeur, le James Webb Space Telescope lui succèdera vers 2013. Il s’agira par la même occasion de la dernière mission de la navette Atlantis qui posera ses roues pour la dernière fois sur la piste du Centre Spatial Kennedy (KSC). Il a en effet été décidé de la mettre à la retraite à l’issue de ce vol. Normalement, STS-126 devrait clôturer le manifeste 2008 en septembre prochain. Pour 2009 et 2010, les vols sont annoncés mais aucune date n’est encore officiellement arrêtée selon le site Internet de la NASA. Ce sera, en principe à compter de la fin 2009, que la capacité d’accueil de la Station passera à de trois à six personnes.

On remarquera une chose, c’est que jamais en l’espace de plus d’une décennie la coopération internationale n’avait été portée aussi loin pour mener à son terme un projet aussi pharaonique que la Station Spatiale Internationale.

Antoine Meunier

 

Sources : www.nasa.gov  / www.yahoo.fr

Photos : www.nasa.gov

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LCS N°75 : Une ambition lunaire réaffirmée

  • Dec 13, 2007
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L'astronaute Harrisson Schmidt au travail sur la Lune, le dernier homme sur la Lune en 1972
L'astronaute Harrisson Schmidt au travail sur la Lune, le dernier homme sur la Lune en 1972

Il y a 35 ans cette semaine, la mission Apollo 17 clôturait brillamment le premier programme d’exploration lunaire habité de l’histoire de l’Humanité. Hasard ou coïncidence, la NASA en profite pour réaffirmer sa volonté de poser un équipage sur notre satellite d’ici la fin de la prochaine décennie.

Il est des anniversaires qui procurent de belles occasions pour annoncer sa position sur tel ou tel thème et l’Agence spatiale américaine le promet : d’ici la fin de la prochaine décennie, un module lunaire posera une équipe de plusieurs hommes sur le sol lunaire. Et à entendre un des responsables de la NASA déclarer « notre tâche est de bâtir des villes sur la Lune », on serait tenté de croire que l’optimisme de la fin des années 60 est revenu. Celui où tout semblait possible, où la Conquête spatiale semblait n’avoir pas de limite. Pourtant, il convient de tempérer cette affirmation. A l’heure actuelle, les travaux de développement du lanceur Ares I et du vaisseau Orion sont les seuls à avoir démarré. Rien n’est donc impossible alors ? Oui rien n’est impossible mais dans l’immédiat, l’Administration spatiale américaine se concentre un test de remplissage du réservoir central de la navette afin d’identifier la cause de l’anomalie survenue sur les jauges qui a contraint de reporter le lancement d’Atlantis la semaine dernière. Optimisme oui, mais qui n’empêche pas de se préoccuper de la sécurité de ses équipages actuels.

Premières présentations des rovers

Concept d'un futur rover pour le programme Constellation
Concept d'un futur rover pour le programme Constellation

Mais aujourd’hui, ce qui frappe, c’est que la NASA communique avec un incroyable dynamisme sur le programme Constellation. Et c’est peut-être en cela que réside la réussite du lancement de ce futur programme : montrer ce que sera le retour sur la Lune.

A l’inverse d’Apollo, il faudra deux lanceurs pour expédier le matériel sur notre satellite. Ares I et Ares V (particulièrement ce dernier) sont les piliers de cette entreprise. Et le futur module lunaire n’aura plus rien à voir avec son prédécesseur des années 60 puisqu’il pourra emmener jusqu’à quatre personnes à la surface sélène mais cela reste encore définir. En effet, des deux vaisseaux qui succèderont à la navette seul le vaisseau Orion est actuellement à l’étude chez Lockheed Martin, le contractant officiel. Néanmoins, il existe déjà une première ébauche des nouveaux rovers. Prévus pour deux astronautes, les deux passagers n’auront plus qu’à se glisser dans leur scaphandre qui sera disposé à l’extérieur, ce qui permettra ainsi l’économie d’un sas. Toutefois, la version définitive du futur véhicule qui pourra parcourir environ 900 kilomètres en sept jours à travers le paysage lunaire, ne devrait être arrêtée que d’ici 2012. Si les prochaines administrations américaines valident Constellation dans son intégralité,  la nouvelle exploration de la Lune s’annonce vraiment palpitante, avant l'étape martienne ?

Antoine Meunier

Simulation 3D d'une future mission lunaire par la NASA
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Sources : www.nasa.gov / www.yahoo.fr

Photos et vidéo : www.nasa.gov

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2 comments Tags: constellation, programme, nasa, apollo, ares, rovers, lune, futur …

LCS N°74 : Le lancement de la navette est reporté à début 2008

  • Dec 10, 2007
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Atlantis sur son pas de tir en décembre dernier
Atlantis sur son pas de tir en décembre dernier

Après trois annulations, le tir de l’orbiteur Atlantis devrait finalement avoir lieu le 2 janvier. Le temps pour les ingénieurs de comprendre ce qui se passe avec les capteurs défectueux du réservoir externe.

Dan Tani, que Léopold Eyharts devait remplacer dans l’ISS, va donc passer un mois supplémentaire à bord du complexe orbital. Finalement, le bon sens a prévalu, ce qui est tout de somme logique : pas question de faire prendre des risques inutiles aux astronautes et aux matériels. L’enjeu pour l’Agence Spatiale Européenne (ESA) avec la présence du laboratoire Colombus dans la soute de l’orbiteur, et pour la NASA, est bien trop important pour que l’on se permette de prendre des risques inconsidérés. D’autant qu’en 2005, le même problème de capteur était survenu sur Discovery et avait retardé le lancement de treize jours, le temps que les ingénieurs procèdent à un changement du réservoir externe.

Retour au VAB*

Si tout va bien, Colombus sera donc acheminé vers l'ISS le 2 janvier prochain
Si tout va bien, Colombus sera donc acheminé vers l'ISS le 2 janvier prochain

Dans un premier temps, Atlantis devrait donc regagner le bâtiment d’assemblage afin que l’on comprenne mieux ce qui se passe. Ensuite, elle devrait donc recevoir un nouveau réservoir central.

Ainsi, voilà un nouveau glissement dans le calendrier de l’ISS car il y aura désormais cinq vols du Shuttle en 2008 dont quatre destinés à l’assemblage de la Station et un qui sera réservé à l’entretien du télescope spatial Hubble. Précisons que ce retard ne met pas en cause la Station Spatiale Internationale, il s’agit de la navette, un engin remarquable mais qui reste d’une délicatesse extrême à piloter. Et on comprend mieux la prudence dont font preuve les responsables de la NASA. Il est impensable de prendre le moindre risque. Si on va dans l’espace, autant réduire le maximum de risques. Mais rappelons-nous une donnée essentielle : le facteur zéro n’existe pas. Au jour d’aujourd’hui, il reste environ une dizaine de missions avant la fin de la construction de l’ISS prévue pour 2010. Et pour réussir cette entreprise, la navette spatiale reste indispensable.

Antoine Meunier

*VAB : Bâtiment d’Assemblage Véhicules, là où les navettes sont assemblées

Sources : www.nasa.gov / www.yahoo.fr

Photos : www.nasa.gov / www.esa.int

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LCS N°73.1 : Atlantis de nouveau retardée

  • Dec 7, 2007
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Atlantis, sur le pas de tir
Atlantis, sur le pas de tir

La navette spatiale devrait décoller finalement samedi après deux reports successifs, les responsables se sont réunis vendredi pour décider de lancer ou non la mission.

Jeudi, durant le remplissage du réservoir externe, deux des quatre jauges indiquaient que le réservoir d'hydrogène liquide était vide alors qu'il était plein. Un problème similaire s’était déjà produit sur Discovery en 2005, ce qui avait retardé la mission d’environ quinze jours. L’anomalie avait été rectifiée et ne s’était pas reproduite depuis. Précisons qu’il s’agissait de la mission RTF (Return To Flight) qui a suivi la tragédie de Columbia en 2003. Aujourd’hui, les règles de sécurité impliquent que trois jauges sur quatre fonctionnent pour que le lancement puisse avoir lieu. Elles précisent aussi que, lorsque le réservoir est vide, l’arrêt des moteurs de la navette doit se déclencher par l’intermédiaire de l’ordinateur.

Mais la NASA a une échéance à tenir car le mois prochain arrive le module japonais Kibo et le calendrier 2008 de la navette avec quatre vols. Toutefois, si les responsables de l’agence semblent optimistes, la question de la sécurité reste néanmoins au premier plan des priorités.

Antoine Meunier

Sources : www.nasa.gov  

Photos : NASA


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LCS N°73 : STS-122, mission Colombus

  • Dec 6, 2007
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Vue écorchée du laboratoire Colombus
Vue écorchée du laboratoire Colombus

La navette spatiale Atlantis devra s’envoler demain* avec deux astronautes européens à son bord, le Français Léopold Eyharts et l’Allemand Hans Schlegel, et une cargaison de la plus haute importance pour l’Europe : le module scientifique Colombus.

Les responsables de l’Agence Spatiale Européenne (ESA) seront heureux de sabler le champagne quand leur module scientifique sera raccordé à la Station. Initialement prévu pour être acheminé en 2002 et après à d’autres retards, Colombus s’était vu cloué au sol suite à la catastrophe de la navette Columbia, le 1er février 2003. Afin de superviser l’installation du laboratoire européen, l’astronaute français Léopold Eyharts séjournera deux mois et demi dans la Station Spatiale Internationale (ISS). L’équipage a un planning de travail chargé puisqu’au moins trois sorties dans l’espace sont programmées afin d’assurer l’arrimage de Colombus. Un projet qui marque un tournant pour l’Europe puisqu’elle disposera désormais de sa propre infrastructure d’expérimentation à bord de la Station. Précisons tout de même que sur les dix armoires scientifiques, cinq seront à la disposition des Etats-Unis en contrepartie de la mise en orbite de Columbus.

Colombus : la première étape

Leopold Eyharts et Hans Schlegel auront la charge de Colombus lors de ce vol STS-122
Leopold Eyharts et Hans Schlegel auront la charge de Colombus lors de ce vol STS-122

Le laboratoire Colombus, c’est l’aboutissement de 25 ans de travail pour l’Europe des vols spatiaux habités. Ainsi, si tout va bien, près de 2 000 expériences devraient se succéder dans ce gros cylindre de sept mètres de long et de 10, 3 tonnes durant une dizaine d’années. Il faut en effet compter sur la durée de vie de l’ISS. Restera-t-elle à poste jusqu’en 2015 ou bien jusqu’en 2020 ? Tout dépendra de l’orientation que prendra le programme spatial américain dans les deux prochaines années. C’est en effet d’ici 2010 que l’ISS doit normalement être achevée et que les navettes prendront leur retraite définitive. Si on sait que les Etats-Unis veulent engager leurs efforts pour retourner sur la Lune, pour l’Europe, l’arrivée de Colombus puis de l’ATV le mois prochain, ne doit pas signifier un aboutissement, mais bien une première étape. Car il y a sans doute là le moyen de bâtir la poursuite de l’exploration spatiale habitée tout en se servant de matériels déjà existants. Le lanceur Soyouz et le vaisseau du même nom n’ont-ils pas bâti à eux deux une bonne partie de la Conquête spatiale ? Il y a là un enjeu à ne pas laisser passer.

Antoine Meunier

* Au moment de l’écriture de ces lignes, un problème technique est survenu sur deux des quatre jauges du réservoir externe. La NASA a donc jugé préférable de reporter le tir (normalement programmé aujourd’hui) d’au moins 24 heures, a précisé une dépêche de l’AFP. Selon le site de la NASA, le lancement est reprogrammé pour demain après-midi à 16h09 (heure locale). Lancement à suivre sur Nasa TV à l'adresse suivante www.nasa.gov.

 

Sources : www.nasa.gov / www.esa.gov. / www.lefigaro.gov / www.afp.com

Photos et illustrations :  www.esa.int

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LCS N°72 : Dans l’enfer de Dante

  • Nov 30, 2007
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Vue d'artiste de Venus Express se mettant en orbite autour de Vénus
Vue d'artiste de Venus Express se mettant en orbite autour de Vénus

Depuis le début de la Conquête spatiale, pas moins d’une trentaine de vaisseaux ont rendu visite à celle que l’on dénomme la Jumelle de la Terre. Le dernier en date n’est autre que la sonde spatiale Venus Express en orbite depuis dix-huit mois.

« Vous qui entrez ici, laisser tout espoir ». Tel pourrait être le mot d’accueil pour le visiteur qui aurait la tentation de s’aventurer à la surface de Vénus. La seconde planète du Système solaire n’a franchement rien d’accueillant : une température moyenne de 450 degrés à la surface et son atmosphère baigne à pratiquement 97 % dans le gaz carbonique. Bref, bien que la Terre et Vénus présentent quelques caractéristiques similaires, elles sont diamétralement opposées. Elle est en effet en permanence recouverte par une épaisse couverture nuageuse. Pourtant, dans le passé, Vénus devait sans doute posséder des océans d’eau mais au lieu de suivre le même cycle que la Terre, elle est devenue l’enfer que nous connaissons. Mais d’après les scientifiques, il reste des traces de vapeur d’eau dans son atmosphère.

Cette simulation vidéo met en évidence les éclairs dans les nuages de Vénus

Par ailleurs, selon les chercheurs de l’Agence Spatiale Européenne (ESA), les données recueillies à partir de Venus Express  mettent en évidence que l’atmosphère actuelle de la planète trouve son origine dans le dégazage des volcans. Ainsi, pendant des années, il a été extrêmement difficile d’obtenir une représentation de Vénus. Les sondes soviétiques Venera, dans les années 70, ont été les seules à fournir des images de la surface. Aujourd’hui, si Venus Express ne lève pas complètement le voile, elle permet tout de même de comprendre une partie du mystère vénusien.

Des orages dans le ciel

Ainsi pour la première fois, une équipe de chercheurs a mis en évidence que des éclairs se déclenchaient dans les nuages d’acide sulfurique de Vénus alors qu’ils ne devraient pas se produire. Par ailleurs, les mécanismes de circulation atmosphérique ayant lieu entre 45 et 60 kilomètres d’altitude ressemblent à ceux de la Terre mais présentent des vents trois fois supérieurs et une pression atmosphérique de 92 bars. Sur Terre, la pression au sol n’est que de 1 bar. On comprend aisément que les Venera lancées dans les années 70 par les Russes n’aient pu survivre que quelques minutes dans un tel enfer. La planète présente des aspects mystérieux qu’il faut encore étudier et essayer de percer. C’est ce à quoi à Venus Express va s’employer pendant les deux prochains jours vénusiens dont la durée équivaut au total à 446 jours terrestres ! La mission doit se poursuivre au moins jusqu’à la mi 2009. A bien des égards, l’exploration planétaire reste excitante.

Antoine Meunier

Sources : www.esa.int / www.yahoo.fr / www.lefigaro.fr

Crédits vidéos et illustrations : ESA

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